On entend aujourd'hui par fanatisme une folie religieuse, sombre et cruelle. C'est une maladie de l'esprit qui se gagne comme la petite vérole. Les livres la communiquent beaucoup moins que les assemblées et les discours. On s'échauffe rarement en lisant : car alors on peut avoir le sens rassis. Mais quand un homme ardent et d'une imagination forte parle à des imaginations faibles, ses yeux sont en feu, et ce feu se communique ; ses tons, ses gestes, ébranlent tous les nerfs des auditeurs. Il crie : « Dieu vous regarde, sacrifiez ce qui n'est qu'humain ; combattez les combats du Seigneur » et on va combattre. Le fanatisme est à la superstition ce que le transport est à la fièvre, ce que la rage est à la colère. [...]
Voltaire
extrait du Dictionnaire philosophique, 1764

Sitaudis.fr : Revue off
Gérard Vincent, L’incandescence par Michaël Bishop 04/02/2025
Pierre Guyotat. La Parole visible (coll.) par Jacques Barbaut 03/02/2025
Dante Alighieri, Une vie nouvelle, traduction d’Emmanuel Tugny par Florica Courriol 03/02/2025
du9 : L'autre bande dessinée
Vue de la rue 09/12/2025
La fin du temps 08/12/2025
Au charbon 04/12/2025
Nous avons le plaisir de vous présenter
à l'occasion de l'inauguration de nos nouveaux locaux
Nouvelles Lumières
Une présentation-performance de Mazen Kerbaj
Le samedi 21 septembre 2019 de 17 h 30 à 21 h à la librairie

Photo Tony Elieh
Mazen Kerbaj, figure montante de la scène berlinoise, auteur, graphiste et trompettiste expérimental d’origine libanaise, est un artiste aux multiples talents, emblématique d'une nouvelle génération de créateurs que la librairie ZADIG a toujours soutenue. Nous l’avons donc sollicité pour faire renaître notre cabinet de lectures publiques sous les lumières de notre nouveau local de Gipsstrasse.

À cette occasion, il présentera trois nouveautés en bande dessinée : le titre Politique, paru chez Actes Sud en mai, ainsi que les tomes 1 et 2 de son nouveau cycle de roman graphique Antoine, paru chez Samandal éditions à Beyrouth également cette année.

À l’issue de sa présentation côté cour, Mazen Kerbaj illuminera le côté jardin d’une improvisation musicale dont il a le secret…


Le Cèdre Blanc vous fera déguster quelques spécialités d'Orient.

Le tout accompagné par des vins du Château Calissanne.

Avec le soutien du Bureau du livre de l'Ambassade de France
Nous avons le plaisir de vous présenter
« L'homme qui brûle »
(éditions Rivages, 2019)
une lecture-présentation d'Alban Lefranc
le samedi 7 septembre 2019 à 19 h à la librairie
(sur réservation)

Mais le monde autour de lui glisse dans le chaos, et la figure de la mère, terrifiante et comique, menace d'absorber toutes les autres...
Dans cette fable romanesque à l'humour incisif et au style incandescent, Alban Lefranc retrace les efforts désespérés d'un homme pour s'affranchir du poids du passé et survivre à l'enfer du monde contemporain.

Photo Tina Merandon
Alban Lefranc est l'auteur notamment de Fassbinder, la mort en fanfare (Rivages, 2012), Le Ring invisible (Verticales, 2013), et Si les bouches se ferment (Verticales, 2014). Ses livres ont été traduits dans plusieurs langues. Il écrit aussi pour la radio et le théâtre.
Avec l'aimable soutien du Bureau du livre de l'Ambassade de France

Entrée : 4 €/tarif réduit 3 €
(Sur réservation)
Nous avons le plaisir de vous présenter
en collaboration avec l'association Yedd
« Le feu de la mémoire » : résonances avec l'actualité démocratique algérienne
une présentation-débat
d'Anne Beaumanoir
Le samedi 29 juin 2019 dans nos nouveaux locaux de Gipsstraße
À l’occasion de la parution en allemand du premier tome de ses mémoires Wir wollten das Leben ändern – Band 1 – Leben für Gerechtigkeit – Erinnerungen 1923-1956 (Edition Contra-Bass, 2019), paru initialement en 2009 aux Éditions Bouchene sous le titre Le feu de la Mémoire. La Résistance, le communisme et l’Algérie 1940-1965, préfacé par l’historien Mohammed Harbi, Anne Beaumanoir livre ses souvenirs et, sans remettre en cause la légitimité de la tradition révolutionnaire, s’interroge sur l’usage qui a été fait par les organisations radicales des grands mythes émancipateurs.

Née en 1923, Anne Beaumanoir s’engage très tôt dans la Résistance contre le nazisme et adhère au PCF, qu’elle quittera en 1956. Après la guerre, elle se consacre à la recherche en neurophysiologie. Pendant la guerre d’Algérie, elle s’engage dans le soutien au FLN. Arrêtée en 1959, condamnée à 10 ans de prison, mise en liberté surveillée en octobre 1960, elle quitte la France pour la Tunisie où elle succèdera à Franz Fanon à l’hôpital de Tunis. À l’indépendance, elle se rend en Algérie et devient membre du cabinet du ministre de la Santé. Elle est expulsée lors du coup d’État du 19 juin 1965 vers la Suisse, où elle exerce à l’hôpital universitaire de Genève jusqu’à sa retraite.


Reconnue Juste parmi les Nations par l’Institut Yad Vashem en 1996 pour avoir sauvé des enfants juifs pendant la guerre, Anne Beaumanoir est doyenne de la Réserve citoyenne de l’Éducation nationale, structure créée le 12 mai 2015 qui permet à tout enseignant de faire appel aux compétences et expériences d’acteurs de la société civile pour intervenir dans leur classe sur des sujets liés aux valeurs républicaines : laïcité, égalité filles/garçons, lutte contre les discriminations, racisme. Elle est une des fortes voix en faveur de l’intégration des migrants syriens en Europe.
Soirée animée par le Dr Redouane Belakhdar de Yedd e.V.
Avec un préambule de Madame Anna Tüne de Courage e.V.
Entrée : 4 €/tarif réduit 3 €
(Sur réservation)
Nous avons le plaisir de vous présenter
à l'occasion des 15 ans de la librairie
« Avant que les ombres s'effacent »
(éditions Sabine Wespieser, 2017)
une lecture-présentation de
Louis-Philippe Dalembert
en présence de son éditrice
Sabine Wespieser
le vendredi 7 décembre 2018 à 19 h à la librairie (sur réservation)

Dans le prologue de cette saga conduisant son protagoniste de la Pologne à Port-au-Prince, l’auteur rappelle le vote par l’État haïtien, en 1939, d’un décret-loi autorisant ses consulats à délivrer passeports et sauf-conduits à tous les Juifs qui en formuleraient la demande.
Avant son arrivée à Port-au-Prince à la faveur de ce décret, le docteur Ruben Schwarzberg fut de ceux dont le nazisme brisa la trajectoire. Devenu un médecin réputé et le patriarche de trois générations d’Haïtiens, il a tiré un trait sur son passé. Mais quand Haïti est frappé par le séisme de janvier 2010 et que sa petite-cousine Deborah accourt d'Israël parmi les médecins du monde entier, il accepte de revenir sur son histoire.
Pendant toute une nuit, sous la véranda de sa maison dans les hauteurs de la capitale, le vieil homme déroule pour la jeune femme le récit des péripéties qui l’ont amené là. Au son lointain des tambours du vaudou, il raconte sa naissance à Łódź en 1913, son enfance et ses études à Berlin – où était désormais installé l'atelier de fourrure familial –, la nuit de pogrom du 9 novembre 1938 et l'intervention providentielle de l’ambassadeur d’Haïti. Son internement à Buchenwald ; son embarquement sur le Saint Louis, un navire affrété pour transporter vers Cuba un millier de demandeurs d’asile, mais refoulé vers l’Europe ; son séjour enchanteur dans le Paris de la fin des années trente, où il est recueilli par la poétesse haïtienne Ida Faubert, et, finalement, son départ vers sa nouvelle vie : le docteur Schwarzberg les relate sans pathos, avec le calme, la distance et le sens de la dérision qui lui permirent sans doute, dans la catastrophe, de saisir les mains tendues.
Avec cette fascinante évocation d'une destinée tragique dont le cours fut heureusement infléchi, Louis-Philippe Dalembert rend un hommage tendre et plein d’humour à sa terre natale, où nombre de victimes de l’histoire trouvèrent une seconde patrie.

Photo Louis-Philippe Dalembert © Laurence Lamoulie
Louis-Philippe Dalembert est né en 1962 à Port-au-Prince et vit à Paris. Il a publié depuis 1993 chez divers éditeurs, en France et en Haïti, des nouvelles (au Serpent à plumes dès 1993 : Le Songe d’une photo d’enfance), de la poésie, des essais (chez Philippe Rey/Culturesfrance en 2010, avec Lyonel Trouillot : Haïti, une traversée littéraire) et des romans (les derniers en date, au Mercure de France : Noires blessures en 2011 et Ballade d’un amour inachevé en 2013). Professeur invité dans diverses universités américaines, il a été pensionnaire de la Villa Médicis (1994-1995), écrivain en résidence à Jérusalem et à Berlin, et a été lauréat de nombreux prix dont le prix RFO en 1999, le prix Casa de las Américas en 2008 et le prix Thyde Monnier de la SGDL en 2013. Il est en ce moment même invité de l'Université libre de Berlin pour la saison 2018-2019 au titre du programme Samuel-Fischer-Gastprofessur für Literatur.
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Photo Sabine Wespieser © Philippe Matsas/Leemage/Editions Sabine Wespieser
Sabine Wespieser, née en 1961, a enseigné les lettres classiques dans l'Est de la France avant d'entrer, en 1987, aux éditions Actes Sud, où elle a créé la collection Les Belles Infidèles, puis dirigé la collection de poche Babel de 1989 à 1999. En tant qu'éditrice elle y a publié, outre les titres de la collection Babel, des auteurs comme Vincent Borel, Michèle Lesbre, Muriel Cerf, Amadou Hampâté Bâ ou Joyce Mansour, tout en supervisant des collections d'essais sur le paysage, le cinéma, la musique ou la danse. En 2001 elle crée sa propre maison d'édition à l'enseigne d'une licorne, structure indépendante qui publie des textes de fiction française et étrangère à la cadence d'une dizaine de titres par an. Sabine Wespieser éditeur a publié et fait reconnaître, entre autres : Léonor de Récondo, Vincent Borel, André Bucher, Michèle Lesbre, Yanick Lahens, Diane Meur, Zahia Rahmani, Tariq Ali, Duong Thu Huong, Nuala O'Faolain, Takis Theodorópoulos, Catherine Mavrikakis, François Jonquet. Elle a obtenu le prix Femina étranger en 2006 pour L’Histoire de Chicago May de Nuala O’Faolain, le Grand Prix des lectrices de Elle en 2007 pour Terre des oublis de Duong Thu Huong, le prix Femina 2014 pour Bain de lune de Yanick Lahens, le prix des Libraires et le prix RTL/Lire 2015 pour Amours de Léonor de Récondo, ainsi que le prix France Bleu/Page des libraires et le prix Orange pour Avant que les ombres s’effacent de Louis-Philippe Dalembert.
Entrée : 4 €/tarif réduit 3 €
(Sur réservation)