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Lectures et événements

« Berlinoise » de Wilfried N'Sondé

« Berlinoise » de Wilfried N'Sondé

Nous avons le plaisir de vous présenter une lecture de
« Berlinoise »
(Actes Sud, 2015)
de et par
Wilfried N'Sondé
Le samedi 14 février 2015 à 19 h à la librairie (sur réservation)

30 décembre 1989. Stan et Pascal arrivent à Berlin pour y passer le réveillon. Au pied du Mur, que Berlinois et visiteurs sont occupés à détruire dans la liesse générale, ils rencontrent une fille à la peau brune et aux yeux vairons, Maya, qui subjugue immédiatement Stan. Déjà installés tous deux dans des vies grises malgré leur âge, Stan et Pascal sont conquis par la ferveur d’un peuple vivant une formidable réconciliation nationale. Ils décident de rester dans cette ville où tout paraît possible.

Texte solaire et sensuel, Berlinoise est un hymne au désordre, à la poésie des corps, à l’ardeur et à la candeur, dans lequel Maya la femme et Berlin la ville sont comme deux incarnations jumelles de l’utopie. Porté par un air de blues qui raconterait l’apprentissage de la désillusion, ce roman d’une éducation politique et sentimentale compose tout à la fois une déclaration d’amour et une lettre d’adieu à la folle jeunesse.

 

Wilfried N'Sondé
Photo Pauline Huillery


Wilfried N'Sondé est né en 1968 à Brazzaville et a émigré en banlieue parisienne avec sa famille en 1973. Titulaire d’une maîtrise de sciences politiques, il fait partie d'une génération qui vit le tournant du Mur de près dans les années 1990. Travailleur social et musicien à Berlin durant toutes ces années, il est l’auteur de trois romans parus chez Actes Sud, dont le très remarqué Le Cœur des enfants léopards (2007, prix des Cinq Continents de la francophonie et prix Senghor de la création littéraire ; Babel n° 1001), Le Silence des esprits (2010) et Fleur de béton (2012).


Plus lourde de sens qu’une page qui se tourne dans un livre d’histoire, pour moi, la chute du Mur de Berlin a été avant tout une extraordinaire expérience émotionnelle, de celles qui réorientent des trajectoires de vie. Ces aspects méconnus de la révolution de novembre 1989, la puissance de son impact sur les destins individuels à l’ombre de la grande Histoire, je tenais à en faire part dans un texte où la fiction se mêlerait aux faits historiques. Une plongée dans l’intériorité de personnages pris dans des bouleversements politiques, un témoignage de leurs fragiles équilibres, de leurs aspirations et de leurs doutes. Une oscillation entre les espoirs et les désillusions qui ont animé des femmes et des hommes portés par l’onde de choc qu’a connue Berlin il y a vingt-cinq ans. Il m’importait de retourner à la période inédite et riche qui a suivi ce fait majeur de la fin du XXe siècle. Comme on ravive un souvenir, j’ai voulu écrire la chronique du naufrage d’un mirage collectif, celui de l’avènement d’un monde meilleur, tout en rappelant que les événements qui se sont produits dans la capitale allemande ont été un formidable prétexte aux rêves de liberté absolue de l’âme et du corps, à l’insouciance et à l’envie de jouir de l’existence sans retenue.

Wilfried N'Sondé


Entrée : 4 € (tarif réduit 3 €)
Sur réservation

« LIRE, S’ÉVADER, RÉSISTER ! »

« LIRE, S’ÉVADER, RÉSISTER ! »

Nous avons le plaisir de vous présenter
Une lecture/rencontre de
Vincent Platini et Alban Lefranc
Le samedi 13 décembre 2014 à 19 h à la librairie (sur réservation)

On s’est beaucoup amusé sous la dictature nazie : plus le pays s’est enfoncé dans la folie et les massacres, plus les loisirs s’y sont multipliés. Le Reich étant une société de consommation comme les autres, rêvant des mêmes plaisirs, le divertissement y imposait les vues du régime et permettait de s’enivrer, de s’aveugler face à la catastrophe, mais autorisait aussi de petites subversions. Tout ce qui n’était pas considéré comme de la littérature a pu ainsi bénéficier de quelques latitudes, tels les romans policiers, la science-fiction, l’humour ou le sport, mais aussi les films d’aventures ou la culture automobile qui ont pu être le creuset d’une dissidence voilée, d’une micro-résistance du quotidien. C’est ce que Vincent Platini, enseignant-chercheur à la Freie Universität de Berlin, démontre dans son essai paru aux éditions La Découverte en 2014, Lire, s’évader, résister. Essai sur la culture de masse sous le Troisième Reich.

 

photo auteur
Vincent Platini DR


La langue du Troisième Reich n’a quant à elle pas disparu avec la chute du régime, et a été transmise aux enfants de l’après-guerre. Mais comment se débarrasser de la langue des pères criminels ? C’est une des questions que pose le roman d’Alban Lefranc, Si les bouches se ferment (éditions Verticales, 2014), qui décrit les souffrances du jeune Bernward Vesper, écrivain frayant avec Gudrun Ensslin de la future RAF, mais surtout fils de Will Vesper, écrivain célébré par les nazis. En un style tranchant, aux réminiscences shakespeariennes, Alban Lefranc touche une blessure que la culture de masse n’a fait que travestir. Entre le Reich et la démocratie, la rupture s’est-elle vraiment faite, en dépit du mythe de la Stunde Null et du miracle d’après-guerre ?

 

photo auteur
Alban-Lefranc © Catherine Hélie


En annexe de ce dialogue croisé sera présenté un troisième ouvrage, Krimi. Une anthologie du récit policier sous le IIIe Reich, qu’a fait paraître Vincent Platini aux éditions Anacharsis en 2014, réhabilitant, de manière inédite en Allemagne, des auteurs policiers qui durent s’acclimater de diverses manières aux injonctions officielles, usant parfois de citations paraphrasées d’écrivains dits « dégénérés », et qui payèrent pour certains de leur vie cette contrebande idéologique, tels des écrivains juifs comme Michael Zwick, ou des résistants comme Adam Kuckhoff et John Sieg.

 

Couvertures livres policiers 

 

 

Avec le soutien de l’Institut français Deutschland

Logo Institut français 

Entrée : 4 € (tarif réduit 3 €)
Sur réservation

« L’Art presque perdu de ne rien faire » de Dany Laferrière

« L’Art presque perdu de ne rien faire » de Dany Laferrière

Nous avons le plaisir de vous présenter

Une lecture-dédicace exclusive de
Dany Laferrière
de l’Académie française

Le samedi 29 novembre 2014 à 19 h à la librairie
(sur réservation)

Né en 1953 à Port-au-Prince (Haïti), Dany Laferrière quitte son pays pour Montréal à l’âge de 23 ans. Neuf ans plus tard, son premier roman, Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer, connaît un succès immédiat. Best-seller, traduit en plusieurs langues et adapté au cinéma, ce roman a initié un bouquet de dix livres formant ce qu’il nomme « Une autobiographie américaine ». Depuis lors, Laferrière a écrit une vingtaine de livres (romans, essais, récits) traduits en 15 langues, dont l’anglais, le japonais, le chinois, l’italien, le polonais. Parallèlement à l’écriture, Laferrière mène une carrière de journaliste et de chroniqueur (presse, télévision, radio). Il a également scénarisé et réalisé plusieurs films. Élu le 12 décembre 2013 à l’Académie française, il a été nommé Officier de l’Ordre national du Québec en 2014 et partage aujourd’hui sa vie entre Montréal, Port-au-Prince et Paris.

Son livre L’Art presque perdu de ne rien faire, (éditions Boréal et Grasset, 2014), est une compilation de savoureuses chroniques d’art de vivre, de rêverie et de lecture, qui furent diffusées en leur temps sur Radio-Canada.

L’Énigme du retour (2009), dont il lira également des extraits, a reçu de nombreuses distinctions, dont en 2009 le prix Médicis et le Grand Prix du livre de Montréal, puis en 2010 le Grand Prix littéraire international Metropolis bleu et le Prix des libraires du Québec. Pour sa traduction allemande réalisée par Beate Thill il a reçu le 3 juillet 2014 le Prix international de littérature de la Maison des cultures du monde à Berlin (éditions Wunderhorn, sous le titre Das Rätsel der Rückkehr).

 

 À l’invitation de la Humboldt-Universität zu Berlin

et avec le soutien de l’Institut français Deutschland

Logo Institut français 

Entrée : 4 € (tarif réduit 3 €)
Sur réservation

Jean-Paul Michel et les éditions William Blake & Co.

Nous avons le plaisir de vous présenter une lecture-présentation de
Jean-Paul Michel et les éditions William Blake & Co.
Le samedi 15 novembre 2014 à 19 h à la librairie
(sur réservation)

Jean-Paul Michel, poète-éditeur né en 1948 en Corrèze, a voué sa vie à des signes. Prosateur engagé, professeur de philosophie inspiré, il a, l’année de ses 18 ans, fait deux rencontres décisives : l’une avec André Breton sur la fin de ses jours, prélude à un échange qui se prolongea quelques mois, et l’autre avec une vieille presse à bras – dite presse de Gutenberg – dont il ne s’est jamais défait depuis.

 

Jean-Paul Michel / William Blake & Co.

 

Le choix du nom de sa maison d’édition bientôt quarantenaire, William Blake and Co., fait explicitement référence au poète et graveur anglais William Blake (1757-1827) qui a, pendant sa vie entière, produit lui-même, matériellement, tous ses livres. Retrouvant en Occident la relation originelle de l’acte d’écrire et de l’acte de publier, il illustrait ses poèmes, les gravait, les imprimait et les diffusait un à un, rassemblant ainsi en une seule personne, inséparablement, les figures du poète, du graveur, de l’imprimeur, de l’éditeur et du libraire.

C’est sous le signe du désir continué de cette unité de pensée, de poésie, d’existence et d’action que Jean-Paul Michel a nourri un catalogue d’œuvres de création comme d’œuvres de référence dont la diversité ne compromet jamais la visée profonde : ne publier rien que de subjectivement nécessaire, écrit dans une forme rigoureuse, et qui n’ait été tourné avec énergie vers la plus grande vérité et la plus grande beauté possibles.

Plusieurs des plus grands auteurs contemporains ont tenu à publier à l’enseigne William Blake and Co., où leurs œuvres voisinent avec des classiques introuvables, des traductions et la littérature en train de se faire : un catalogue aimé des libraires, des bibliothécaires et des lecteurs ou figurent Jacques Derrida, Philippe Lacoue-Labarthe, Jean-Luc Nancy, Yves Bonnefoy, Pierre Bergounioux, Mathieu Bénézet, Mohammed Khaïr-Eddine, Alexandre Hollan, entre autres noms.

 

Une lecture-présentation co-animée par

Ginka Steinwachs et Alain Jadot

 

Avec le soutien de l’Institut français Deutschland

Logo Institut français 

Entrée : 4 € (tarif réduit 3 €)
Sur réservation

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EN VITRINE

"Azerty. L'alphabet du monde" par Massin

"Azerty. L'alphabet du monde" par Massin

Comment les majuscules, dont se servaient uniquement les Romains, sont-elles devenues, en mille ans, des minuscules ? Pourquoi la lettre Z a-t-elle été reléguée à la fin de l'alphabet ? Pour quelle raison a-t-on inventé l'italique, et pourquoi a-t-il pris ce nom, et de même le romain ? Quelles images les lettres suggèrent-elles à Victor Hugo ? Comment traduit-on, dans les principales langues européennes, le cri du coq, le miaulement du chat ou le bruit de la locomotive ? À quoi sert la ponctuation et depuis quand existe-t-elle ? Dans quel pays du monde appelle-t-on le Q la « vilaine lettre » ? D'où vient le nom des notes de musique ? Quels sont les ancêtres de nos posters et de nos tags actuels ? [...] Ce livre s'efforce de répondre à ces questions, et à bien d'autres aussi que font naître les cinq mille ans d'histoire de l'écriture, avec les lettres d'un alphabet qui, depuis un siècle, avec les machines à écrire, puis les ordinateurs, sont rangées dans un ordre différent, AZERTY en France et Belgique, QWERTZ en Allemagne, Autriche et Suisse, QWERTY dans le reste du monde...
Massin, graphiste et typographe de légende, délivre ici des images des métamorphoses incessantes de notre alphabet.
(Gallimard éditions, 10/2004)

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