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La librairie Zadig a depuis le 18 juin 2019 changé d'adresse.
Venez découvrir nos nouveaux locaux dès cet été :
Gipsstraße 12 (10119 Berlin-Mitte) !

Vitrine Nouvelle ZADIG

 

Vitrine Nouvelle ZADIG

C'est fait, nous y sommes arrivés. Nous avons changé de lieu et d'époque, sans nous retrouver à perpète-lès-oies.

L'amatrice éclairée de livre, tout comme le badaud fin lecteur, tous deux en mal de fin mot aux questions, se retrouveront au comptoir du vieux centre-ville que nous aimons.

Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier, comme l'évoquait un titre de Modiano récent, nous avons retrouvé un coin de rue à deux pas de la très fameuse Rue des Lignes.

Venez découvrir la nouvelle ZADIG et ses lumières, à sa pimpante nouvelle adresse. Venez flâner de sa terrasse à ses rayons un livre en main, autre façon de voir Berlin. Voilà un bel été actif en perspective !

Ça déménage, chez ZADIG !

Image colporteur DR

Cette fois-ci on peut le dire sans que ce soit une métaphore : après quinze ans de bons et loyaux services, notre tour est venu de faire place nette.

Notre bail ayant été remis en cause par notre ancien bailleur, ZADIG change donc d’adresse en vrai, pour se réimplanter à trois rues de là où nous sommes.

Nous avons donc trouvé chaussure à notre pied, ledit pied ferme dans notre ville, notre quartier, et ceci prouve qu'on trouve encore des lieux rêvés que n’ont pas réduit en poussière les dieux de l’Histoire et du Temps.


Haut les cœurs donc ! Et comme il semble que soit venu le temps des grands débats, dans cette bonne vieille Europe en mal de flamboyances, la confrérie du livre se doit par notre voix de mettre son grain de sel dans le chaos de nos métropoles gentrifiées.

Nous prendrons donc le ton des vénérables cahiers de doléances :

Princes, qui en
même temps que nous vivez...

Il ne suffit pas d’affirmer qu’en ayant pour modèle une République de colporteurs et d’almanachs on ravive une juste vision d’Europe.

Ici, dans notre grand quartier, il y a une rue des Vétérans et puis aussi une rue des Invalides : des noms qui font programme, pour exprimer un passé bien tragique. Une poignée de librairies constelle le coin, dont la librairie francophone ZADIG.

En attendant, Berlin demeure une ville occupée. Vouée à de faramineux profits légitimés par de fugaces contrats signés allègrement par les partisans de l’art qui occupe, et que ceux-ci disposent leurs pop-up stores à volonté : le capital annexe – celui qui fructifie quand les guerres ont cessé – n’a rien trouvé de mieux pour se perpétuer.

De respectables propriétaires distillent ainsi leur gourmandise de profit temporaire et ciblé, enclins à refouler toujours plus loin aux portes des villes les citoyens et les commerces de proximité.

Princes qui gouvernez, nous disons que l’investisseur madré, celui qui fixe ainsi les règles du marché, est un filou d’un très proche ancien temps.

Nous croyons qu’en Europe doit subsister une littérature de coin de rue, qui nécessite des points de vente et des kiosquiers.

Que ce n’est pas comme cela que l’on maintient la paix dans les chaumières.

Et qu’il faut prendre garde qu’aux citoyens libres et instruits ne prenne envie de proclamer, comme les pancartes que brandissaient les clercs du Quartier latin au bas Moyen-âge (dont un bon nombre étaient allemands ou scandinaves) :

Item, mundi mercatores Qui sunt quam defraudatores ?*

(*)« Qui sont les marchands sinon des fraudeurs ? »


Princes et princesses, qui tenez le haut du pavé, nous vous souhaitons un beau printemps des livres !

Hommage à Tomi Ungerer

Zeralda par Ungerer

Natif d'Alsace et décédé à Cork (Irlande) en ce début d'année, il était une figure franco-allemande de la satire, l'art et l'humour. Amis pas si lointains du Till l'Espiègle de De Coster et du vagabond Knulp d'Hermann Hesse, ses héros de papier avaient pour nom Zéralda, Crictor ou bien les Trois brigands. Un grand sachem, un mohican de la contre-culture européenne nous a quittés. Un apache du Vieux Continent, comme ceux qu'on affectionne ici très posément.

© Extrait du Géant de Zéralda, L'école des loisirs, 1982.

Black Power White Power - Ungerer

© Black Power/White Power, affiche contre le ségrégationnisme racial, 1967. (Musée Tomi Ungerer de Strasbourg)
Son affiche "Black Power/White Power" est devenue l’une de ses images politiques et satiriques les plus célèbres, conçue à l’origine pour la couverture de la revue new-yorkaise Monocle, puis publiée sous forme d’affiche. Le thème du ségrégationnisme racial était des plus brûlants au cœur des années 1960. Il l'a traité avec audace en posant  la question de la responsabilité de chaque camp : représentant un homme noir et un homme blanc placés tête-bêche comme sur une carte à jouer qui s’entre-dévorent. L’emploi de la couleur brune mise en contraste avec du blanc et du noir, ainsi que le graphisme simplifié au trait épais accentuent la dramatisation de la scène. Sur fond de renforcement du conflit opposant les États-Unis aux forces du Vietnam et de l'embrasement des ghettos de Newark et Détroit, le grand Tomi, future star du dessin jeunesse, fit alors montre avec courage d'une certaine malice européenne vis-à-vis des fureurs du temps.

La fin des haricots aura-t-elle lieu ?

Europe, 1375Le mage Michel Houellebecq ayant accaparé l'actualité du livre en ce mois de janvier, mettons l'année 2019 sous le signe des flux et reflux de conscience. Bien loin du thème névrotique et eurocentré du héros houellebecquien dépressif, qu'aux dires des médias notre époque mérite. Avec ses airs de ne plus trop savoir où il habite, ledit héros semble bien irréel, alors que des rafiots de fortune abordent les côtes du Sud européen pour quémander leur part de subsistance... Tandis qu'au même moment, quelques politiciens palabrent avec leurs ouailles, et tournent à vide sur des ronds-points conceptuels : vitesse limitée ou pas, consommation ou bien pouvoir d'achat, taxes écolos sur le diesel, ou même bientôt, taxe sur les traînées des moult avions striant le ciel !
 
Point, ligne ou plan, pour parodier un livre de Kandinsky. Le bleu va-t-il si mal, ou ne sied-il pas tant à tous ces coreligionnaires de cape et d'épée qui réenchantent les trompettes de la renommée des médias de toutes sortes, parallèles ou bien dominants, tous connectés à internet ?

D'aucuns parmi les contempteurs de l'Europe d'aujourd'hui réduisent trop souvent la vision qu'ils imposent à des images toutes faites et bien trop éculées de caves du Vatican, de ventre de Paris, de Bourse de Francfort ou de bas-fonds de Londres. Des portraits crachés ou jurés, ceux d'une Europe en négatif, au bout du monde connu, qui aurait peur de tout.
 
Sommes-nous à une Europe de jacqueries, du genre Jacques et le Haricot magique ? Ce conte pour enfants où un mystérieux haricot poussant en une nuit permet d'atteindre le ciel où vit un ogre à qui le jeune héros subtilise ses richesses... avant de redescendre, sans oublier de couper le cordon végétal, pour finir ses jours heureux et prospère.
 
Les contes ont parfois la vertu de faire descendre ainsi sur terre. Celui-ci en tout cas nous permet d'évoquer le mur le plus décisif qui vaille peut-être d'être brisé : celui qu'il y a entre terre et ciel et que les poètes d'ici ont eu le projet de mettre à bas, pendant la chute du Mur de Berlin, il y a trente ans déjà.

Bonne nouvelle année, de culture et curiosité, à toutes et tous !

Chères lectrices et chers lecteurs,

PHOTO VITRINE AVENT ZADIG 2018
La page d'accueil de notre site a rencontré divers problèmes indépendants de notre volonté toutes ces dernières semaines, occasionnant des pannes d'écran diverses, imposées par nos hébergeurs du village sur un nuage qu'est l'internet global, sous le nom de code : migration des standards php.
Les contenus de nos vitrines virtuelles n’ont tout ce temps pas eu moyen d'être animés, tandis que nos vitrines en vrai foisonnaient de merveilles livresques, et que la toute dernière lecture-présentation du 7 décembre, avec nos invités de marque Louis-Philippe Dalembert et son éditrice Sabine Wespieser, faisait salle comble...
 

Ainsi se trouve parfois à son corps défendant le libraire de proximité, rideau baissé en apparence, le nez dans le ruisseau mais pas tombé par terre, n'en déplaise aux chansons de Gavroche. Un vertige passager, peut-être à l'image du temps que nous vivons ?

ZADIG POURSUIT SA DESTINÉE, ET VOUS SOUHAITE TOUT LE MEILLEUR POUR L'AN 2019 !

BIENVENUE SUR LE PORTAIL NUMÉRIQUE DE ZADIG !

Depuis l'édition 2015 de la foire du livre de Francfort, ZADIG propose ses propres sélections de livres numériques en français ainsi qu'une liseuse de conception très attrayante.

Poursuivez la saga en cliquant sur l'étoile ci-après...

ZADIG NUMÉRIQUE

 

ZADIG seit 2003

Schicksal
de mon quartier...


La fille à cheval de Christophe Blain

Amis lect(eur)(trice)s, bienvenue chez Zadig, haut lieu de librairie indépendante dédié à la littérature universelle autant qu’à la littérature de coin de rue.

Acteur de sa ville depuis 2003 dans le bon vieux Berlin-Mitte de Brecht et Döblin, son nom est dédié à l’éponyme roman Zadig ou la Destinée de Voltaire. Il n’est pas un corner de grande enseigne commerciale au nom improbable du type Tartuffe&Molière*, ni un show-room aux marques griffées deluxe, ou bien aux accessoires décontractés-chic-rock'n'roll.

Passez la porte et venez découvrir nos fondamentaux en livres jeunesse et adulte, de l'actualité la plus récente en pensée critique aux nouveautés romanesques essentielles. Sans oublier les beaux livres, livres de poésie et de bande dessinée, ainsi qu’une large sélection de livres sur Berlin et de littérature de langue allemande en français.

Dans quelques jours nous vous donnerons quelques nouvelles du front de la littérature d'ici, à l'Est d'Eden et pas seulement. Bonne rentrée livresque à toutes et tous !


(*) Mais bien que d'un faux zèle ils masquent leur faiblesse
Chacun voit qu'en effet la vérité les blesse :
En vain d'un lâche orgueil leur esprit revêtu
Se couvre du manteau d'une austère vertu ;
Leur coeur qui se connaît, et qui fuit la lumière,
S'il se moque de Dieu, craint Tartuffe & Molière.
Discours au roi, Nicolas Boileau (1636-1711)

Image d'illustration DR - Christophe Blain / Revue AMERICA

Banner ZADPour inaugurer en beauté l'année 2018, nous nous devions de faire un clin d'œil aux rebondissements de l'actualité militante française. Un nouvel acronyme a fait fortune depuis que les opposants au pharaonique projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, dans la région de Nantes, ont obtenu gain de cause en le brandissant comme nom de guerre écolo : il s'agit de la ZAD, autrement dit zone à défendre, qui nous renvoie à nos propres plate-bandes zadiguiennes. Chaque libraire n'est-il pas une ZAD, zone à défendre à lui tout seul ? Quelques arpents de landes immortelles, de territoires de la pensée non convenue qui battent en brêche les bétonneurs de l'algorythme : voilà le lieu privilégié qu'avec la connivence citoyenne de ses clients, le libraire de quartier invente chaque jour. Bien plus qu'une petite bibliothèque aux rayons ronronnants dans le soleil couchant ou qu'un marquisat d'opérette pour petites dédicaces à la va-vite, une librairie de proximité jamais ne pourra se réduire à un écomusée des métiers d'antan ou un show-room des volatiles frénésies amazoniaques.
Qu'on se le dise !


Portrait Mathieu Riboulet
   Mathieu Riboulet
    © G. Krajzman
Dans le champ littéraire il était le tenant d'un genre humain nouveau, rivé à ses cordes et ses corps, mais capable d'aimer absolument. Car Mathieu Riboulet est un auteur qui savait se tenir dressé faces aux immensités factices des ordres institués, qu'ils se bardent de Nature ou Culture. Portant le verbe haut, illuminé par le seul horizon d'un frère humain se confrontant aux autres de la horde. Toujours partant pour l'aventure, perspicace et le regard clair, comme lors des deux mémorables lectures-présentations qu'il fit chez nous des deux livres majeurs que sont Les œuvres de miséricorde et Entre les deux il n'y a rien. Il était l'antithèse d'un héros de Caspar David Friedrich, droit debout dans l'arène des Hommes seuls, sans peur, comédien et martyr s'il le fallait. Il n'a pu s'affranchir de la maladie de la mort, parti trop tôt à 57 ans. Une pensée fraternelle pour ses amis et proches, et à bientôt pour un hommage, ici à Berlin.
 

HÉRISSONS-LIVRES

Hérissons-livres


Ils sont un symbole bienfaisant des peuples nomades d'Europe. Ils portent notre monde pourrait-on dire, pérénisant les livres quand ces derniers ont perdu la fonction du feuilletage − jaunis, usés.

Ils sont une rusée promesse de vie qui se prolonge, car on peut les relire à volonté une fois dépliés. Ils détiennent l'idée des anciens temps, la clé des songes pour mettre à mal leurs cousins dévoyés dont ce bas monde est hérissé : les ronces, les barbelés.

Toute l'année dans nos rayons et nos vitrines vous risquez fort de voir pointer le nez de quelques-uns de ces énergumènes animaliers, présidant à la destinée des Élégance du hérisson (Muriel Barbery) et autres Mémoires de porc-épic (Alain Mabanckou), tous ces pimpants cousins flambant neufs dont s'honorent nos sélections, en format populaire !

Joyeux printemps de nouveautés et rêves anciens à toutes et tous !

VISAGES D'EUROPE

Photo Orwell
La rentrée littéraire a ceci d'une sympathique période qui veut que non content que chaque livre trouve son lecteur,  le contraire d'un contraire puisse faire la joie d'un vidéo-tubeur en ligne ou d'une rubrique de magazine dictant comment et quoi se mettre... La lectrice avisée, le lecteur exigeant ne s'en laissent heureusement pas tant conter. Mais comment déjouer cette dictature imagière ? Quels modèles la jeunesse peut-elle revendiquer ? Vu que les stars des lettres d'aujourd'hui auront bientôt — si elles n'y prennent garde — des trognes d'ancien temps que certains rois du monde arborent sans vergogne, convoquons deux visages d'Europe qui ne firent aucune concession aux miroirs de leur siècle.
 
Photo Simone Weil
Simone Weil et Georges Orwell combattirent dans le camp républicain durant la guerre d'Espagne, et décédèrent en Angleterre, chacun de leur côté, sans jamais se croiser. Vous avez dit Brexit ?...
Ils furent des intellectuels hors des normes et des modes, soucieux du droit des faibles contre toute oppression, qu'elle soit bureaucratique, bigote ou financière.
Tous deux nous ont légué qu'il n'est pas de littérature à laquelle ne préside une épopée d'idées.
Souhaitons-nous d'emboîter le pas, mieux que jamais  pour cette nouvelle année, aux esprits libres qui ne cessèrent de vivre sans entraves, et s'indigner.
 
Une belle année de conquête, à toutes et tous !

Oh les beaux jours


© pq 2016

Ici Berlin. Les beaux jours vont et viennent. Il y a tellement de choses à déchiffrer, relire et inventer, quand ils rallongent ou racourcissent. Bien plus qu’une banale marguerite à effeuiller, qu’une lubie de coudre ou d’en découdre, ou qu’une brusque envie de vent d’été dans les chaumières de ce monde R&Bee-isé.

Il y a tellement de niches à faire aux coins des rues pas tous proprets, au moins pour ceux ornés comme au vieux temps des friches, gribouillés à la hâte, qui nous font réfléchir au temps qu’il fait. Tellement à baliser d’espaces pas encore bardés de palissades, pour surligner ces runes de rue qu’on trouve encore, qui torsadent les fils du temps et du réel, qui forcent le trait.

Une ligne tracée, à quoi ça tient. À quoi revient un mur qui tombe, par pans entiers sous le vent de l’Histoire, ou bien parce qu’il s’est pris sur la tête une bombe ? À quoi tiennent un marché, un mur porteurs ? Il fût un temps pas si lointain où le ciel de Berlin voyait passer des funambules épris de liberté qui cherchaient la frontière entre terre et ciel, à défaut de celle entre l’Est et l’Ouest.

Aujourd’hui nous en sommes au passé accompli. Les merles sifflent encore, annonçant la saison des pommes. Mais ils se posent peu, les volatiles. Trop de béton pour eux. Alors ils reviendront quand les maisons seront finies. C’est ça qu’il faut, qu’ils zieutent la folie des hommes, ces oiseaux libres. À défaut de s’y retrouver tels les passants de nos quartiers prisés, qui veulent voir en vrai tous les palais des Larmes ou les Points-chèque de Charlie.

Préparez vous au grand effeuillage d'automne. Nous vous souhaitons, par le livre et le rire, la plus inattendue des fins d'années !

FEUILLES D'AUTOMNES

Kulturecke Berlin
© pq 2015

C'est un écheveau de rues longtemps méconnu du Berlin policé et lissé, désormais parcouru de Segway™ et calèches aux tarifs horaires princiers, que banquent volontiers les touristes en goguette.

L'histoire y est passée et repassée. C'est le Berlin de Brecht et Tucholsky. Du dôme de la synagogue mauresque finalisé en 1866 d'après les plans d'Eduard Knoblauch, saccagée, profanée, détruite en 1945, puis reconstruite.

Mais aussi le Berlin dont nous sommes au plus près, celui du Tacheles, ancien grand magasin devenu haut-lieu de la culture constestataire, que les édiles d'ici ont eu le mauvais goût de murer il y a plusieurs automnes, sans que personne n'ai pu y pénétrer depuis.

Sont-ils si importants que ça ceux qui spéculent sur l'oubli ? Croient-ils qu'on peut d'un claquement de doigts, combler des vides ?

La rentrée littéraire dûment sélectionnée que nous vous proposons, foisonnante comme il se doit, fait bien mieux que remplir des trous.

Du roman de Boualem Sansal, 2084, décrivant une société cauchemardesque et totalitaire inspirée d'Orwell, à celui de Delphine De Vigan, D'après une histoire vraie, narrant le tête-à-tête trépidant d'une auteure harcelée par sa meilleure lectrice, il y aura de quoi lire.

Sans oublier l'inépuisable acuité de Sorj Chalandon, échographiant dans Profession du père l'arrière-cuisine de bons Français accommodant leurs restes de pétainisme grégaire, d'anti-gaullisme forcené, d'éloge du colonialisme et autre forfanterie borgne. 

Le libraire de proximité n'aime rien tant qu'écrire le livre des mémoires vivaces. Pour le cœur et les yeux des passants d'un quartier, les tables de ses nouveautés sont les tables d'orientation, au jour le jour, d'une certaine idée de la culture et la littérature. Toutes choses dont ZADIG a pris de la graine, depuis 12 ans déjà.

Prix littéraire(s)

Prix Clef à molette 2015 © Crumb
Après la valse à mille temps des fêtes de fin d'années où l'on vit les bandeaux apposés sur les livres virevolter, faisant passer parfois avec bonheur notre littérateur favori du rang d'auteur-phare à celui grandement convoité d'auteur primé, voici 2015 qui s'annonce.
Il y a un Houellebecq nouveau qui fait jaser la morne plaine sociologico-médiatique à raison ou à tort, mais aussi d'autres vrais bijoux incontestés, comme le récit d'une arrivée à Berlin à la Chute du Mur par Wilfried N'Sondé, Berlinoise, tous deux parus simultanément le 7 janvier dernier...
Le libraire de proximité, qui n'a pas sa langue dans sa poche, a pour ambition de contrebalancer la valse des étiquettes annoncées. Aussi, dans une démarche inaugurée en 2014, sera estampillé du bandeau clef à molette 2015 celui de ces livres-là (et quelques autres) ayant déjoué tous les pronostics, tant par sa bonne fortune que son insuccès. Comme le suggère Nathalie Quintane dans son recueil paru aux éditions de la Fabrique, postés que nous sommes en plein milieu de décennie, allons-nous enfin parler d'Années 10 définitivement engagées ?
 
 

Polars d'été

Le gang de la clef à molette - Edward Abbey - CrumbRévoltés de voir le somptueux désert de l'Ouest défiguré par les grandes firmes industrielles, quatre insoumis décident d'entrer en lutte contre la “Machine”. Un vétéran du Vietnam accro à la bière et aux armes à feu, un chirurgien incendiaire entre deux âges, sa superbe maîtresse et un mormon nostalgique et polygame commencent à détruire ponts, routes et voies ferrées qui balafrent le désert. Armés de simples clefs à molette — et de quelques bâtons de dynamite — ils doivent affronter les représentants de l'ordre et de la morale lancés à leur poursuite. Commence alors une longue traque dans le désert.

Dénonciation cinglante du monde industriel, hommage à la nature et hymne à la désobéissance civile, Le Gang de la clef à molette, écrit par Edward Abbey, pionnier de l'écologie radicale qui a passé sa vie à combattre les saccageurs de la nature, est un livre subversif à la verve tragi-comique sans égale. Grand roman épique de l'Ouest américain reparu aux éditions Gallmeister en 2013, dans une nouvelle traduction détonante illustrée par le grand Robert Crumb, il a été vendu à deux millions d'exemplaires depuis sa parution au milieu des années 1970.

Comme d'autres polars universels de qualité finement sélectionnés trônant chez nous, bénéficiez pour l’acquérir d'un prix de promotion spécial !

Le Chat du Rabbin

Le Chat du Rabbin : Le film

Il est en vente en DVD le sépharade chat-philosophe qui un jour dévora un perroquet et se mit à parler. La série de BD culte de Joann Sfar adaptée par lui-même à l’écran rappelle à notre bon souvenir les bienfaits du multiculturalisme. Une fable philosophique à la Voltaire évoquant « des chats et des dieux » pour qui le problème n'est pas la religion, mais la façon dont on la vit...

IDÉES CADEAUX

Leurs enfants après eux - Prix Goncourt 2018

Leurs enfants après eux - Prix Goncourt 2018

Frère d'âme

Frère d'âme

Ça raconte Sarah

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Khalil

Khalil

Les Grands Espaces

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L'âge d'or - Tome 1

L'âge d'or - Tome 1

Phoolan Devi, reine des bandits

Phoolan Devi, reine des bandits

Les Rigoles

Les Rigoles

Brexit romance

Brexit romance

Musée des museaux amusants

Musée des museaux amusants

Henry et la liberté

Henry et la liberté

Je m'évade

Je m'évade

Sexe, race & colonies

Sexe, race & colonies

Marguerite Yourcenar - Portrait intime

Marguerite Yourcenar - Portrait intime

Vivre ma vie - Une anarchiste au temps des révolutions

Vivre ma vie - Une anarchiste au temps des révolutions

Danser Pina

Danser Pina

Poèmes choisis

Poèmes choisis

Traversée - Une histoire d'amour

Traversée - Une histoire d'amour

La vie secrète des arbres - Ce qu'ils ressentent, comment ils communiquent

La vie secrète des arbres - Ce qu'ils ressentent, comment ils communiquent

Malencontre

Malencontre

à la une

Nouvelles Lumières ?

« Nouvelles Lumières » avec Mazen Kerbaj


Mazen Kerbaj
pour une présentation-performance
et fêter la nouvelle ZADIG !

le samedi 21 septembre 2019 de 17 h 30 à 21 h

Mazen Kerbaj, figure montante de la scène berlinoise, auteur, graphiste et trompettiste expérimental, est un artiste aux multiples talents, emblématique de créateurs que la librairie ZADIG a toujours soutenus...

 

EN VITRINE

"Berlin, 1933" de Daniel Schneidermann

"Berlin, 1933" de Daniel Schneidermann

Quand Hitler arrive au pouvoir en janvier 1933, ils sont quelque 200 journalistes occidentaux en poste à Berlin. Très peu d’entre eux seront expulsés. La plupart vont rester dans la capitale du Reich. Américains, Britanniques, Français, tous bons connaisseurs de l’Allemagne et souvent germanophiles, ils travaillent selon les standards démocratiques de la liberté de la presse. Mais leurs interlocuteurs quotidiens s’appellent Goering ou Goebbels. Alors qu’autour d’eux s’abattent bientôt les persécutions sur les Juifs et les opposants, ils se battent pour décrocher une confidence off the record ou la faveur d’une interview du dictateur. Pourquoi n’ont-ils pas alerté le monde sur la folie et la barbarie de l’hitlérisme, pourtant perceptibles dès le début ? L’anticommunisme viscéral de leurs employeurs, un air du temps qui banalise les dictatures, la sidération devant l’énormité sans précédent de ce que voient leurs yeux, et mille autres causes encore : tout se conjugue pour produire un aveuglement médiatique collectif qui ouvrira la voie, à partir de 1941, au déni planétaire de la Shoah. Voici, fondé sur un travail de sources considérable, la chronique passionnante de la vie quotidienne des journalistes occidentaux en poste à Berlin de 1933 à 1941. Un récit hanté de bout en bout par cette question : sommes-nous certains d’être mieux armés aujourd’hui pour rendre compte des catastrophes hors normes, pour nommer le Mal ? (Éditions du Seuil, 10/2018)

Lettre d’infos

Régulièrement, nous vous informons des activités et des nouveautés de la librairie.

La librairie

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Gipsstraße 12, 10119 Berlin-Mitte

tel +49 (0)30. 280 999 05
fax +49 (0)30. 280 999 06
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Le lundi de 14 à 19 heures,
du mardi au vendredi de 11 à 19 heures
et le samedi de 11 à 18 heures

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ALBUMS PHOTO

Leïla Slimani et Olivier Guez invités par ZADIG le 31 mars 2015France invitée d'honneur à la Foire du livre de Francfort 2017Une lecture-présentation de Ken Bugul« Le Messager de Hesse », une relecture de Georg Büchner« Les Mystères de la gauche » par Jean-Claude Michéa« L’Art presque perdu de ne rien faire » de Dany LaferrièreRUE DES LIGNES 2013« Verre Cassé » de Alain Mabanckou« Où va Berlin ? » / Partie 2« Où va Berlin ? » / Partie 1Le Livre des NuagesOù sont passées les filles ?Brassens libertaire« Retour à l’envoyeur »Alain FreudigerAfter VIVE LA BOURGEOISIE! le 15 juillet 2006Une lecture de « Brassens. Le regard de Gibraltar » de et par Jacques Vassal le vendredi 15 septembre 2006Jean-Charles Massera