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Image Kupka exergue Homme et la terreFrantišek Kupka, dit François Kupka, né en Bohême, a illustré une somme en six volumes publiée en 1905 : L'Homme et la Terre, œuvre majeure du géographe et communard français Élisée Reclus. Six vieux grimoires que ZADIG détient dans ses collections et expose en vitrine depuis ses tout débuts en 2003. Nous avions dédié cette œuvre et cette image, l’automne dernier, à la jeunesse du monde entier mobilisée pour le climat.

Maintenant les logos et slogans des vieux maîtres d’antan n’ont plus seulement bon dos pour exprimer le point de vue des seules minorités conscientes. Garder la tête claire. Voilà ce à quoi nous sommes tenus pour avancer et réveiller notre Terre-mère en menant nos actions sur le principe de l’Entraide. Ce n’est pas si néfaste, au vu des ravages que la mondialisation galopante (comme on disait il y a vingt et quelques) ont provoqué.

Elle nous en fait tout de même voir de drôles d’époques, cette fichue planète, sous le coup des péripéties que vivent en ce début d'année les Hommes et autres Animaux... Dans l'ordre d’apparition il y a eu des koalas carbonisés en Australie, au sujet desquels les médias d’Europe ont déclaré qu’ils étaient morts sur un territoire grand comme « deux fois la Belgique ». En voilà des douleurs géolocalisées : ça vous en a des airs de plaidoyer pour un vieux monde blagueur, des métaphores comme celle-là !

Ladite blague tournant court, quand peu après s’est propagée l’image dévastatrice de pangolins dont la chair tendre, prisée de quelques gastronomes chinois, était porteuse de ce virus, le Covid-19, qui dévaste pour de vrai non pas tous les « veaux, vaches, cochons, couvée » — comme Perrette cassant son pot de lait chez La Fontaine — mais les chaumières comme les palais de l’impayable espèce Humaine.

Économies en vrille, états d’urgences, confinements de toutes et tous... Il faut pourtant garder la tête froide. La fin des temps ne peut être une affaire aussi surfaite. Une affaire d’hominidés bavards et impatients, qui commandent par le biais de « pure player » des ressources prémâchées venues des quatre coins du monde.

Commandez donc des livres triés sur le volet chez votre libraire de proximité !

 

EN VITRINE

"Devenir Beauvoir" de Kate Kirkpatrick

"Devenir Beauvoir" de Kate Kirkpatrick

Un jour de 1927, Simone de Beauvoir eut avec son père une vive discussion sur ce qu'« aimer » voulait dire. À une époque où les femmes étaient censées n'avoir d'autre aspiration que le mariage et la maternité, la jeune Simone, à 19 ans, s'abreuvait de philosophie. Par « aimer », son père entendait « services rendus, affection, reconnaissance ». Simone soutenait de son côté que l'amour ne saurait se réduire à de la gratitude, à quelque chose que l'on doit à quelqu'un en échange de ce qu'il a fait pour nous. « Que de gens, nota-t-elle le lendemain dans son journal, n'ont jamais connu l'amour. » De fait, Simone de Beauvoir allait incarner, pour elle et pour les générations futures, une nouvelle conception de l'amour et une nouvelle approche de l'existence des femmes. Le couple mythique qu'elle forma avec Jean-Paul Sartre, « l'ami incomparable de sa pensée », devait pourtant éclipser sa propre carrière de philosophe. Considérée comme sa disciple, on ignora longtemps le travail à quatre mains qu'elle mena avec lui, le caractère original de sa pensée et de ses positions. Or, il est difficile de comprendre la révolution du Deuxième Sexe en ne leur rendant pas justice. Certes, Beauvoir eut une vie épique : elle croisa la route de Picasso et Giacometti, Joséphine Baker, Louis Armstrong et Miles Davis, ainsi que d'un nombre exceptionnel de personnalités littéraires, philosophiques et féministes du XXe siècle. Mais sans la philosophie, Simone de Beauvoir ne serait pas devenue « Simone de Beauvoir », ce qui est notable pour deux raisons très importantes : parce qu'il est temps d'en finir avec le mythe de Beauvoir disciple de Sartre ; et parce que leurs désaccords et leurs discussions constituent l'un des vecteurs essentiels qui lui permirent de devenir elle-même. D'après Virginia Woolf, « il y a certaines histoires que chaque génération doit raconter à nouveau ». Ce que révèlent les journaux et la correspondance de Beauvoir redessine les contours de sa biographie. (Éditions Flammarion, 28/10/2020).

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