Notre sélection

Les rubriques

Nouveaux articles

Chroniques

Ailleurs

du9 : L'autre bande dessinée

Sitaudis.fr : Revue off

Olivier Vossot, Personne ne s'éloigne par Stéphane Lambion 28/09/2021

Tournures de l'utopie, Boris Wolowiec par Christophe Stolowicki 27/09/2021

Étienne Faure, Et puis prendre l'air (2) par Jean-François Puff 25/09/2021

Chronique

Hommage à Claire Bretécher (1940-2020)

Par Saint Nom, la Bretèche !

 

Agrippine de Bretécher lit HeideggerMême si ce n'est rien de grave − moins grave en tout les cas que le fait qu'elle soit décédée −, sachez, gentes dames et gents damoiseaux, que l'auteure des Frustrés et d’Agrippine avait un nom que la plupart des gens ont toujours prononcé de manière gourde.

Haut les cœurs donc. Nous sommes tenus − pour rendre hommage à celle qui fut la plus géniale des poétesses du dessin populaire d’Europe et de Navarre − de crier fort en direction des cieux : Claire BREU-TÉ-CHER ! Mais oui bande de mioches masculinistes, on se concentre un peu. Car il n’y a pas d’accent aigu sur la première syllabe de son nom, crénom de Dieu.

Sonnez trompettes ! Claire Bretécher a su décrire mieux que personne les Dames du temps jadis et d’aujourd'hui en butte à leurs contradictions, mais aussi la sempiternelle déraison adolescente, ainsi que la mâle tentative d’être au monde, irréversiblement pathétique. Le tout d’une manière gouailleuse, rebelle et forte. N’en jetons plus, lisons ses livres ! Elle vient d'un trou perdu qui nous est cher, car quel qu’en soit le nom, c’est d’une très ancestrale vieille province universelle qu’elle parlait. Celle des beaux esprits libres et voyageurs, des Rabelais, Jarry et autres scolopendres aimant les grabouillis.

étoile ZADIG

EN VITRINE

"Devenir Beauvoir" de Kate Kirkpatrick

"Devenir Beauvoir" de Kate Kirkpatrick

Un jour de 1927, Simone de Beauvoir eut avec son père une vive discussion sur ce qu'« aimer » voulait dire. À une époque où les femmes étaient censées n'avoir d'autre aspiration que le mariage et la maternité, la jeune Simone, à 19 ans, s'abreuvait de philosophie. Par « aimer », son père entendait « services rendus, affection, reconnaissance ». Simone soutenait de son côté que l'amour ne saurait se réduire à de la gratitude, à quelque chose que l'on doit à quelqu'un en échange de ce qu'il a fait pour nous. « Que de gens, nota-t-elle le lendemain dans son journal, n'ont jamais connu l'amour. » De fait, Simone de Beauvoir allait incarner, pour elle et pour les générations futures, une nouvelle conception de l'amour et une nouvelle approche de l'existence des femmes. Le couple mythique qu'elle forma avec Jean-Paul Sartre, « l'ami incomparable de sa pensée », devait pourtant éclipser sa propre carrière de philosophe. Considérée comme sa disciple, on ignora longtemps le travail à quatre mains qu'elle mena avec lui, le caractère original de sa pensée et de ses positions. Or, il est difficile de comprendre la révolution du Deuxième Sexe en ne leur rendant pas justice. Certes, Beauvoir eut une vie épique : elle croisa la route de Picasso et Giacometti, Joséphine Baker, Louis Armstrong et Miles Davis, ainsi que d'un nombre exceptionnel de personnalités littéraires, philosophiques et féministes du XXe siècle. Mais sans la philosophie, Simone de Beauvoir ne serait pas devenue « Simone de Beauvoir », ce qui est notable pour deux raisons très importantes : parce qu'il est temps d'en finir avec le mythe de Beauvoir disciple de Sartre ; et parce que leurs désaccords et leurs discussions constituent l'un des vecteurs essentiels qui lui permirent de devenir elle-même. D'après Virginia Woolf, « il y a certaines histoires que chaque génération doit raconter à nouveau ». Ce que révèlent les journaux et la correspondance de Beauvoir redessine les contours de sa biographie.
(Éditions Flammarion, 28/10/2020).

Lettre d’infos

Régulièrement, nous vous informons des activités et des nouveautés de la librairie.

La librairie

Librairie française
Patrick Suel

tel +49 (0)30. 280 999 05
fax +49 (0)30. 280 999 06
Email info@zadigbuchhandlung.de

Le lundi de 14 à 19 heures,
du mardi au vendredi de 11 à 19 heures
et le samedi de 11 à 18 heures

Zadig

PHOTOS

« On n’est pas sérieux, quand on a dix-sept ans » ?Mazen Kerbaj invite Ute Wassermann +1Inauguration de la nouvelle ZADIG le 21 septembre 2019France invitée d'honneur à la Foire du livre de Francfort 2017Leïla Slimani et Olivier Guez invités par ZADIG le 31 mars 2015Une lecture-présentation de Ken Bugul« Le Messager de Hesse », une relecture de Georg Büchner« Les Mystères de la gauche » par Jean-Claude Michéa« L’Art presque perdu de ne rien faire » de Dany LaferrièreRUE DES LIGNES 2013« Verre Cassé » de Alain Mabanckou« Où va Berlin ? » / Partie 2