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Mazen Kerbaj invite Ute Wassermann +1


Nous avons le plaisir de vous présenter
en collaboration avec
art.ifa

 

Une performance musicale « côté jardin »

 

Le samedi 25 juillet 2020 à 19 h à la librairie (sur réservation)

 


Bateau autoroute, Mazen Kerbaj, encre et solvants sur photo (2020)

 

Mazen Kerbaj a vu son œuvre, tant graphique que musicale, mise à l’honneur depuis le début de l’année 2020 à Berlin dans le cadre de l’exposition « In the Presence / Absence of Mazen Kerbaj » de l’ifa-Galerie Berlin (Institut für Auslandsbeziehungen). Cette manifestation s’accompagne d’une série de concerts dont l’une des dates a été programmée côté jardin de notre terrasse des Sophie-Gips-Höfe, rappelant le bon souvenir de notre réinauguration en septembre 2019. 

 

Le principe de cette série est que Kerbaj invite un·e ami·e proche de son environnement musical et lui demande de convier un·e autre musicien·ne à son tour. Le nom de cette troisième personne n’est annoncé à l’artiste et au public qu’au moment du concert au cours duquel les trois musicien·ne·s se produisent ensemble pour la première fois.

 



Photo © PE Weck - performance pour la réinauguration de ZADIG, 09/2019

 


 

Ute Wassermann, seconde artiste invitée, est connue pour son langage sonore polyphonique et extrême. Diplômée des beaux-arts (installations sonores et performances) de la Hochschule für Bildende Künste Hamburg, elle a également étudié l’art, la musique et le chant à l’université de Californie de San Diego. Avec sa voix, elle crée des espaces sonores instrumentaux, électroniques ou naturels qu’elle combine à d’autres sons, ainsi qu’à de la lumière. En tant qu’improvisatrice, elle collabore régulièrement avec des musicien·ne·s de la scène internationale, et comme chanteuse soliste dans le domaine des musiques nouvelles et expérimentales, elle se produit dans des musées, salles d’art ou clubs.

 

 

https://kerbajdiaries.com/

 

 

 

Entrée libre (sur réservation)

 

 

En coopération avec l'ifa-Galerie Berlin
 

 

 

 

ZADIG 25/06/20, © photographies Cristina Marx/ Photomusix

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EN VITRINE

"Devenir Beauvoir" de Kate Kirkpatrick

"Devenir Beauvoir" de Kate Kirkpatrick

Un jour de 1927, Simone de Beauvoir eut avec son père une vive discussion sur ce qu'« aimer » voulait dire. À une époque où les femmes étaient censées n'avoir d'autre aspiration que le mariage et la maternité, la jeune Simone, à 19 ans, s'abreuvait de philosophie. Par « aimer », son père entendait « services rendus, affection, reconnaissance ». Simone soutenait de son côté que l'amour ne saurait se réduire à de la gratitude, à quelque chose que l'on doit à quelqu'un en échange de ce qu'il a fait pour nous. « Que de gens, nota-t-elle le lendemain dans son journal, n'ont jamais connu l'amour. » De fait, Simone de Beauvoir allait incarner, pour elle et pour les générations futures, une nouvelle conception de l'amour et une nouvelle approche de l'existence des femmes. Le couple mythique qu'elle forma avec Jean-Paul Sartre, « l'ami incomparable de sa pensée », devait pourtant éclipser sa propre carrière de philosophe. Considérée comme sa disciple, on ignora longtemps le travail à quatre mains qu'elle mena avec lui, le caractère original de sa pensée et de ses positions. Or, il est difficile de comprendre la révolution du Deuxième Sexe en ne leur rendant pas justice. Certes, Beauvoir eut une vie épique : elle croisa la route de Picasso et Giacometti, Joséphine Baker, Louis Armstrong et Miles Davis, ainsi que d'un nombre exceptionnel de personnalités littéraires, philosophiques et féministes du XXe siècle. Mais sans la philosophie, Simone de Beauvoir ne serait pas devenue « Simone de Beauvoir », ce qui est notable pour deux raisons très importantes : parce qu'il est temps d'en finir avec le mythe de Beauvoir disciple de Sartre ; et parce que leurs désaccords et leurs discussions constituent l'un des vecteurs essentiels qui lui permirent de devenir elle-même. D'après Virginia Woolf, « il y a certaines histoires que chaque génération doit raconter à nouveau ». Ce que révèlent les journaux et la correspondance de Beauvoir redessine les contours de sa biographie. (Éditions Flammarion, 28/10/2020).

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