Le prix des livres est aligné sur celui des repas. Un livre de poche correspond à un sandwich ou un hamburger, un livre d'art ou une édition originale à l'addition dans un restaurant gastronomique. Mais à prix égal, c'est toujours le livre que le public trouve trop coûteux, alors qu'il s'émerveille de la somme modique du repas.
Roland Topor
extrait de Pense-bêtes, édition L'Apocalypse, 2012

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Nous avons le plaisir de vous présenter
Sur la trace des Spätis berlinois
par Dominic Marcil et Hector Ruiz
Le samedi 28 juin 2025 à 19 h à la librairie (sur réservation)

Pour leur troisième séjour en Allemagne en autant d’années, les poètes québécois Dominic Marcil et Hector Ruiz se posent cette fois à Berlin pour une résidence d’écriture de deux semaines. Dans la continuité de leur recueil de recherche-création Taverne nationale (Triptyque, 2019) et de leur essai Lire la rue, marcher le poème (Noroît, 2016), leur projet d’écriture s’inscrit dans une démarche géopoétique et relationnelle. Ils exploreront la vie de rue berlinoise, notamment à travers les Spätis – ces épiceries de nuit devenues lieux de passage et de rencontre – en écho aux « dépanneurs » montréalais. Métonymies d’une ville composite, les Spätis incarnent pour eux une manière d’habiter l’espace urbain à hauteur humaine.
Berlin, ville-rhizome aux strates historiques vertigineuses, ne se laisse pas saisir d’un bloc. Elle se découvre par fragments, dans ses marges, ses surgissements, ses lieux banals devenus saillants. En flânant, en discutant avec celles et ceux qui vivent ces espaces au quotidien, les poètes cherchent à écrire la ville comme on tend l’oreille : attentifs à ce qui bruisse comme à ce qui résiste. Ce projet cherche donc moins à décrire Berlin qu’à entrer en relation avec elle. Le Späti, dans cette approche, n’est pas un objet d’étude mais un lieu d’écoute, un passage vers une poétique située née du frottement entre dehors et dedans. Hector Ruiz
À mi-parcours de leur résidence, c’est à la librairie Zadig qu’ils proposeront une lecture d’extraits de leur projet, occasion de partager quelques éclats poétiques de leur contact avec Berlin en une sorte de « sortie de résidence » et de livrer des fragments de leur dérive géopoétique.
Entrée 8 € / 4,50 €
Sur réservation !
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