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« Les Tiroirs de l'exil » de Norman Manea

« Les Tiroirs de l'exil » de Norman Manea

Nous avons le plaisir de vous présenter

« Les tiroirs de l’exil »
(éditions du Bord de l’Eau, 2015)

une lecture-présentation de

Norman Manea

le samedi 23 avril 2016 à 19 h 00 à la librairie
(sur réservation)

© photo : Iván Giménez - Tusquets Editores

Trente ans après son premier séjour à Berlin, Norman Manea revient dans la capitale allemande pour y présenter un livre encore inédit en allemand, Les tiroirs de l’exil. Dialogue avec Leon Volovici, paru aux éditions du Bord de l’Eau en 2015.

Romancier et essayiste d’envergure internationale, écrivain juif de langue roumaine né en 1936, Norman Manea recueille dans ce livre différents documents, entretiens et essais centrés sur ses rapports à la judaïté. Enfant rescapé des camps d’extermination de Transnistrie, contraint à l’exil en 1986, Manea aura vu toute son existence bouleversée par une identité juive qu’il n’a pourtant jamais mise en avant mais en laquelle il trouve surtout des points de comparaison avec la condition de l’écrivain, sinon avec toute la condition humaine.

Véritable littérature de tiroir d’un exilé, intense document datant des années de brutale dégradation de la situation de l’auteur en Roumanie, alors qu’il était attaqué ou trahi par de nombreux intellectuels pour avoir critiqué le nationalisme ambiant, Les tiroirs de l’exil est paru en 2008 en Roumanie et a été enrichi, dans son édition française, d’un long appendice consacré aux rapports entre antisémitisme et communisme.

À partir d’une lecture de ces textes par leur traducteur Nicolas Cavaillès, Norman Manea évoquera chez Zadig ses liens avec Berlin, avec la Roumanie, avec la Mitteleuropa dont il est originaire (celle d’Imre Kertész et Paul Celan), mais aussi avec Israël et New York, où il vit depuis 1988.

 

 étoile Zadig

Né en 1981, Nicolas Cavaillès est l’éditeur de Cioran dans la Pléiade, et l’auteur de plusieurs livres et essais. Il travaille depuis une dizaine d’années comme traducteur du roumain.

 

Entrée : 4 €/tarif réduit 3 €

(Sur réservation)

« Pourquoi le saut des baleines » de Nicolas Cavaillès

Nous avons le plaisir de vous présenter

Pourquoi le saut des baleines
(éditions du Sonneur, 2015)

Une lecture de Nicolas Cavaillès

le samedi 13 février 2016 à 19 h à la librairie (sur réservation)

Entrée : 4 € (tarif réduit 3 €)


Photo Nicolas Cavaillès
Photo N. Cavaillès 2015 (DR)


Nous ignorons pourquoi les baleines et autres cétacés effectuent parfois ces sauts stupéfiants au-dessus des mers et des océans, mais les hypothèses ne manquent pas, elles se renforcent même du seul fait que la question n’a pas été tranchée. On dit qu’elles bondissent dans les airs pour déglutir, se débarrasser de leurs parasites, communiquer, séduire en vue d’un accouplement, pêcher en gobant, chasser en catapultant, fuir des prédateurs sous-marins comme l’espadon ou le requin, s’étirer, s’amuser, en imposer, ou encore ponctuer un message, une attitude. Aucune de ces explications ne convainc : fâcheusement partielles ou intolérablement saugrenues, toutes ont été contestées. Comme c’est le cas face aux grandes interrogations métaphysiques, elles semblent toutes buter contre l’étroitesse du cerveau et de l’imagination qui les échafaudent. La question serait-elle insoluble ?

Court ouvrage qui tient autant de l’essai cétologique que de la fantaisie littéraire, Pourquoi le saut des baleines s’attaque à l’un des mystères les plus coriaces et les plus fascinants du règne animal : les bonds prodigieux qu’effectuent parfois les grands cétacés hors de l’eau. Beaucoup d’hypothèses ont été formulées à ce sujet par les biologistes du comportement, aucune n’a convaincu. L’auteur explore une piste personnelle et théorise sur ce que les baleines se tordant au-dessus de l’océan doivent à l’ennui et à l’absurde ; il invite à considé­rer leur saut comme une victoire sur l’insupportable et comme une manifestation exemplaire de la plus haute des libertés.

 

étoile Zadig

Nicolas Cavaillès, né en 1981 à Saint-Jean-sur-Veyle, réside à Berlin.
Docteur ès lettres, spécialisé en littérature française du XXe siècle, il s’est intéressé aux rapports entre écriture et philosophie à partir des manuscrits de Cioran, dont il a édité les œuvres françaises dans la Bibliothèque de la Pléiade (Gallimard, 2011). Traducteur du roumain, il est également l’auteur de plusieurs essais de critique littéraire, dont Cioran malgré lui. Écrire à l’encontre de soi (CNRS Éd., 2011), et L’Élégance et le Chaos. Correspondance de Catherine Pozzi (Non Lieu, 2011). Depuis 2013, il dirige la maison d’édition Hochroth-Paris, dédiée à la poésie.


Aux éditions du Sonneur ses deux premières parutions ont été primées : Vie de monsieur Leguat, paru en 2013, a reçu le Goncourt de la nouvelle 2014 et Pourquoi le saut des baleines le prix Gens de mer 2015, délivré lors du festival Étonnants Voyageurs de Saint-Malo.

 

Couverture Vie de Monsieur Leguat


« Le Messager de Hesse » de Georg Büchner

Nous avons le plaisir de vous présenter

« Le Messager de Hesse »
(éditions Pontcerq, 2011, réédition bilingue 2015)

 

Une relecture de Büchner

par Frédéric Metz

avec l'aimable contribution
de Guillaume Burnod
et Antoine Marique


le samedi 12 décembre 2015 à 19 h 00 à la librairie
(sur réservation)


écorché pris au vif

 

On extorque au nom du Staat, les extorqueurs en appellent au gouvernement et le gouvernement dit que cela est nécessaire pour maintenir l’ordre dans le Staat. Mais quelle chose énorme-gewaltig est-ce donc que cela : le Staat ? Quand un certain nombre de gens habitent dans un pays et qu’il y a des ordonnances ou des lois, auxquelles chacun doit se conformer, on dit qu’ils forment un Staat. Le Staat, c’est donc tous ; les instances qui créent l’ordre dans le Staat sont les lois par lesquelles le bien-être de tous est assuré et qui doivent provenir du bien-être de tous. — Voyez maintenant ce que, dans le grand-duché, on a fait du Staat ; voyez ce que cela veut dire, maintenir l’ordre dans le Staat ! 700 000 personnes paient six millions pour cela, c’est-à-dire qu’on fait d’eux des chevaux de trait, du bétail de charrue, afin qu’ils vivent dans l’ordre. Vivre dans l’ordre, cela veut dire souffrir de faim et être équarri. Qui sont-ils donc ceux qui ont fait cet ordre et qui veillent pour que cet ordre se maintienne ?


« Le Messager de Hesse fut d’abord un tract diffusé la nuit durant l’été 1834, de village en village, en Hesse grand-ducale, pour le cacher aux fenêtres des paysans et que ceux-ci le trouvent à l’aube, à l’ouverture des volets sur le jour. On sait par un témoignage qu’un tout jeune compagnon-boulanger – Arnold Wendel, dix-sept ans, élève du pasteur Weidig qui avait coécrit le tract – en fit lecture à un groupe de paysans employés au battage. Il n’est pas impossible que les mois d’été aient été arrêtés précisément pour cette raison qu’alors, au temps des moissons, la diffusion du tract serait facilitée : récoltes et battages seraient l’occasion d’une propagation collective – et orale... »

 

Outre la réédition en 2015 de ce magnifique livre bilingue faisant prendre une nouvelle ampleur à son travail de 2011, le traducteur et passeur Frédéric Metz nous propose de clôturer l’année en explorant la matière sonore d’un texte inouï, mais aussi de réhabiliter la verve politique du tout jeune étudiant en médecine de Giessen qu’était Georg Büchner, figure de la pensée européenne, radicalisé à Strasbourg en 1832 et 1833, qui sut puiser à l’énergie des révolutionnaires français tout autant qu’aux ressources de la langue de Luther...


étoile Zadig

 

Frédéric Metz est l’auteur de Les Yeux d’Œdipe (inutiles, sauvés) (2012) et de la trilogie conséquente Georg Büchner. Biographie générale (2013). Il est membre de l’Institut de démobilisation, créé à Rennes en 2005, structure collective qui a publié notamment Thèses sur le concept de grève (éditions Lignes, 2012), récemment traduit en espagnol (Artefact, 2014) ; ainsi que plusieurs pamphlets sous l’appelation flugblatts-tracts : Relevé des textes apparaissant sur l’écran du film de R. W. Fassbinder, La troisième génération (2011) ; Lettre à Paul Hutin, père fondateur de la dynastie des Lariflette (2012) ; Sécurité générale. La liquidation de l’alcool (2012), Eleusis-management (2015). 

 

Guillaume Burnod est enseignant, écrivain et traducteur.

Antoine Marique est historien des idées et chansonnier.

 

Entrée 4,- € / Réduit 3,- €
(Sur réservation)



Figure 1
Figure 2
Figure 3
Figure 4
Figure 5
Figure 6
Figure 7
Figure 8
Relevé de la chambre d'étudiant de Büchner

« Extrêmes et lumineux » par Christophe Manon

Nous avons le plaisir de vous présenter

Extrêmes et lumineux
(éditions Verdier, 2015)

une lecture de Christophe Manon

le samedi 14 novembre 2015 à 19 h à la librairie
(sur réservation)

 

Photo Christophe Manon
Christophe Manon © Sylvain Maestraggi


D’énigmatiques annotations au dos de photos défraîchies d’aïeuls oubliés, des souvenirs disparates et diffus, la saga d’un théâtre ambulant, un petit hameau perdu au cœur d’une campagne ingrate et inhospitalière, deux vieilles femmes, des filles et des garçons, un bureau, un grenier, un side-car, des tractions avant et des Fiat 500, une tribu de Ritals, un enterrement, de l’alcool et des drogues, toute l’immensité des détresses enfantines, des moments de grâce, des étreintes sauvages, ardentes, exaltées, et cependant d’une douceur presque insoutenable, des destins d’hommes comme tous les hommes, un maelström de voix et de paroles.

À la fois exploration de la mémoire, histoire d’amour et enquête familiale, ce récit composé d’une succession haletante de scènes fondatrices nous livre le tableau d’une sensibilité qui s’éveille et s’ouvre au monde. Un hommage rendu aux morts et aux mots qui sauvent, à la mémoire, au papier tue-mouche, au tabac Caporal, au Langage secret des animaux

 

Christophe Manon est né à Bordeaux en 1971. Il a publié de nombreux ouvrages de poésie.

 étoile Zadig

N’est-ce pas autour de nous-mêmes que plane un peu de l’air respiré jadis par les défunts ? N’est-ce pas la voix de nos amis que hante parfois un écho des voix de ceux qui nous ont précédés sur Terre ? Et la beauté des femmes d’un autre âge, est-elle sans ressembler à celle de nos amies ? C’est donc à nous de nous rendre compte que le passé réclame une rédemption, dont peut-être une tout infime partie se trouve placée en notre pouvoir.

Walter Benjamin


Entrée : 4 € (tarif réduit 3 €)
Sur réservation

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EN VITRINE

Au détour vrai des pages...

Au détour vrai des pages...

Requiem allemand de Werner Lambersy, 2015.

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