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« Mémoire en colin-maillard » d'Anthony Phelps

 

une lecture de

« Mémoire en colin-maillard »
(Le Temps des Cerises éditeur, 2015)

de et par

Anthony Phelps

le samedi 28 mai 2016 à 19 h 00 à la librairie
(sur réservation)


Claude vit dans un pavillon à Port-au-Prince. Tout au long de la journée, il commente la vie qui passe sous son balcon. Il raconte surtout la cour d’école vide face à ses fenêtres, depuis que les macoutes ont débarqué un jour pour emmener les enfants d’un opposant à Duvalier.

 

Phelps nous propose un roman inspiré de l’odieuse oppression du peuple haïtien. Le thème précis est atroce : deux jeunes garçons, Guy et Jacques Colin, seront tués pour expier le « crime » de leur père que les macoutes de Papa Doc ne parviennent pas à retracer. Mais, qui a donné Guy et Jacques Colin ? Tel est le leitmotiv de ce récit bouleversant, qui prend le lecteur à la gorge et le contraint à prendre parti. À aucun moment ne cesse l’extrême tension de ce récit dont l’écriture est en même temps dense et déliée, où se manifeste un écrivain en possession d’une extraordinaire maîtrise de la langue et de son propre style.
Réginald Martel, La Presse, 1977


 Portrait Anthony Phelps
Photo Anthony Phelps - Film-Ed.B.Doucey


Anthony Phelps, poète, romancier, diseur, est né en Haïti en 1928. De 1960 à 1964, avec quatre autres poètes, il anime le groupe Haïti Littéraire et la revue Semences. Après un séjour dans les prisons du dictateur Duvalier, il est contraint de s’exiler en 1964. Il s’établit à Montréal où il fait du théâtre, de la télévision et du journalisme à Radio Canada. Il participe à la narration de plusieurs films, pratique le modelage et réalise des dessins-poèmes. Plusieurs fois boursier du Conseil des arts du Canada et du Conseil des arts et des lettres du Québec, il a obtenu deux fois le prix de poésie cubain Casa de las Américas. Phelps a réalisé et produit une quinzaine de disques de poésie. Auteur d’une trentaine de livres – poésie, roman, nouvelle –, il est l’auteur d’un livre culte : Mon Pays que voici, hymne à sa terre natale, paru en France en 1968. II est invité à lire ses poèmes dans de nombreux festivals internationaux. Son œuvre est traduite en anglais, allemand, catalan, espagnol, italien, japonais, russe et certains de ses livres figurent au programme des études françaises de plusieurs universités d’Italie, de France et des États-Unis. Son anthologie personnelle : Nomade je fus de très vieille mémoire, est parue aux éditions Bruno Doucey, Paris, en 2012. Ce livre a obtenu le prix Ouessant du livre insulaire 2012. Le roman Des fleurs pour les héros est sorti à Paris pour la première fois en 1973, sous le titre Moins l’infini et a été traduit en espagnol, russe et allemand.

 

Mémoire en colin-maillard a fait l’objet d’une première édition parue en 1976 aux éditions Nouvelle Optique, à Montréal.


  étoile Zadig

Buch Anthony Phelps

Lecture organisée à l’occasion de sa version en langue allemande Wer hat Guy und Jacques Colin verraten? (Litradukt, 2016 – traduit par Ingeborg Schmutte), avec le soutien du Bureau du Québec à Berlin.

 Logo Québec

 

 

Entrée : 4 €/tarif réduit 3 €

(Sur réservation)

Une lecture-présentation de Ken Bugul

Dernière minute : la lecture-présentation de Ken Bugul est annulée

Nous avons le regret de vous annoncer que la lecture-présentation de Ken Bugul qui devait avoir lieu samedi 7 mai à librairie, est annulée pour des raisons indépendantes de notre volonté.

L'auteure étant retenue à Dakar pour des raisons administratives, nous réservons l'éventualité de l'accueillir prochainement !


♦♦♦

 

« Écrire, c’est éblouir les sens, et les sens n’ont pas de couleurs »
une lecture-présentation de
Ken Bugul
le samedi 7 mai 2016 à 19 h 00 à la librairie
(sur réservation) >> REPORTÉ


 Portrait Ken Bugul - DR
Photo Ken Bugul - DR

Figure féminine de la littérature francophone, Ken Bugul a su imposer au fil de ses romans une grande maîtrise de la langue française et une intransigeante attention portée au respect de l’énoncé des signifiés de sa langue originelle, le wolof, son œuvre faisant pour cela référence dans le domaine des études de linguistique.

Née sous le nom de Mariétou Mbaye en 1947 dans un village isolé du Sénégal, Ken Bugul a connu une enfance difficile qui lui a inspiré son nom de plume signifiant en wolof « personne n’en veut ». Après des études supérieures démarrées en 1971 en Europe, elle rentre seule et pauvre au Sénégal et ère dans Dakar durant deux ans, fréquentant les marginaux, les mendiants, les prostituées et les artistes. Son roman « Riwan ou le chemin de sable » sera récompensé par le prestigieux Grand Prix littéraire de l’Afrique noire et figure figure au palmarès des cent meilleurs livres africains du 20e siècle établi par le Harare Book Fair de 2000.

En conversation avec Eric Van Grasdorff de l’association AfricAvenir, Ken Bugul reviendra sur ses trente ans de carrière littéraire par la lecture d’extraits de trois de ses romans, « Le baobab fou » (NEA, 1981), « Riwan ou le chemin de sable » (Présence Africaine, 1999) et « Aller et retour » (Athéna, 2014).

  étoile Zadig

 

Le Baobab fou est l’histoire d’une petite fille en mal de mère qui grandit à l’ombre d’un baobab séculaire. Petite dernière un peu en marge, elle découvre l’école française, chemin de traverse qui va la mener aux études supérieures et au grand départ pour le « Nord référenciel, le Nord Terre promise ». (Version allemande : Die Nacht des Baobab. Unionsverlag, Zürich, 1985. Traduction : Inge M. Artl.)

Riwan ou le chemin de sable est le récit bouleversant de destins croisés de femmes africaines tiraillées entre les notions de relations monogamiques « modernes » ou polygamiques « traditionnelles ». Un sujet sur lequel jamais une romancière africaine n’est allée aussi loin, projet d’une assomption totale de la féminité. (Traduction allemande en cours, parution en automne 2016 chez AfricAvenir.)

Aller et retour aborde le destin de sa protagoniste mutilée, à la recherche de sa tête et de celle d’un pays à l’indépendance falsifiée. Périple à travers le Dakar prometteur et pourtant déjà dégradé des années 1980 qui mène à la rencontre des rêveurs de vrais rêves. (Traduction allemande en cours, parution en automne 2016 chez AfricAvenir.)

 étoile Zadig

La section allemande d’AfricAvenir est née du travail international de
la Fondation AfricAvenir International à Douala au Cameroun. D’abord
organisée par un groupe d’étudiant-e-s de l’Institut de Sciences
Politiques à l′Université Libre de Berlin, elle est inscrite en janvier
2004 au registre des associations sous le nom d’AfricAvenir
International e.V. et devient ainsi une véritable association d’intérêt
général indépendante des pouvoirs politiques. AfricAvenir International
e.V. crée des espaces afin de permettre la production et la transmission
de savoirs africains et diasporiques. Sa base de travail réside
dans la mise en œuvre d'une prise de conscience et d'un changement de
perspective selon les conceptions du « Critical Whiteness », offrant une palette d’événements interdisciplinaires dans les domaines
de l’éducation culturelle et politique.

 

Entrée : 5 €/tarif réduit 3,50 €

(Sur réservation)

« Les Tiroirs de l'exil » de Norman Manea

« Les Tiroirs de l'exil » de Norman Manea

Nous avons le plaisir de vous présenter

« Les tiroirs de l’exil »
(éditions du Bord de l’Eau, 2015)

une lecture-présentation de

Norman Manea

le samedi 23 avril 2016 à 19 h 00 à la librairie
(sur réservation)

© photo : Iván Giménez - Tusquets Editores

Trente ans après son premier séjour à Berlin, Norman Manea revient dans la capitale allemande pour y présenter un livre encore inédit en allemand, Les tiroirs de l’exil. Dialogue avec Leon Volovici, paru aux éditions du Bord de l’Eau en 2015.

Romancier et essayiste d’envergure internationale, écrivain juif de langue roumaine né en 1936, Norman Manea recueille dans ce livre différents documents, entretiens et essais centrés sur ses rapports à la judaïté. Enfant rescapé des camps d’extermination de Transnistrie, contraint à l’exil en 1986, Manea aura vu toute son existence bouleversée par une identité juive qu’il n’a pourtant jamais mise en avant mais en laquelle il trouve surtout des points de comparaison avec la condition de l’écrivain, sinon avec toute la condition humaine.

Véritable littérature de tiroir d’un exilé, intense document datant des années de brutale dégradation de la situation de l’auteur en Roumanie, alors qu’il était attaqué ou trahi par de nombreux intellectuels pour avoir critiqué le nationalisme ambiant, Les tiroirs de l’exil est paru en 2008 en Roumanie et a été enrichi, dans son édition française, d’un long appendice consacré aux rapports entre antisémitisme et communisme.

À partir d’une lecture de ces textes par leur traducteur Nicolas Cavaillès, Norman Manea évoquera chez Zadig ses liens avec Berlin, avec la Roumanie, avec la Mitteleuropa dont il est originaire (celle d’Imre Kertész et Paul Celan), mais aussi avec Israël et New York, où il vit depuis 1988.

 

 étoile Zadig

Né en 1981, Nicolas Cavaillès est l’éditeur de Cioran dans la Pléiade, et l’auteur de plusieurs livres et essais. Il travaille depuis une dizaine d’années comme traducteur du roumain.

 

Entrée : 4 €/tarif réduit 3 €

(Sur réservation)

« Pourquoi le saut des baleines » de Nicolas Cavaillès

Nous avons le plaisir de vous présenter

Pourquoi le saut des baleines
(éditions du Sonneur, 2015)

Une lecture de Nicolas Cavaillès

le samedi 13 février 2016 à 19 h à la librairie (sur réservation)

Entrée : 4 € (tarif réduit 3 €)


Photo Nicolas Cavaillès
Photo N. Cavaillès 2015 (DR)


Nous ignorons pourquoi les baleines et autres cétacés effectuent parfois ces sauts stupéfiants au-dessus des mers et des océans, mais les hypothèses ne manquent pas, elles se renforcent même du seul fait que la question n’a pas été tranchée. On dit qu’elles bondissent dans les airs pour déglutir, se débarrasser de leurs parasites, communiquer, séduire en vue d’un accouplement, pêcher en gobant, chasser en catapultant, fuir des prédateurs sous-marins comme l’espadon ou le requin, s’étirer, s’amuser, en imposer, ou encore ponctuer un message, une attitude. Aucune de ces explications ne convainc : fâcheusement partielles ou intolérablement saugrenues, toutes ont été contestées. Comme c’est le cas face aux grandes interrogations métaphysiques, elles semblent toutes buter contre l’étroitesse du cerveau et de l’imagination qui les échafaudent. La question serait-elle insoluble ?

Court ouvrage qui tient autant de l’essai cétologique que de la fantaisie littéraire, Pourquoi le saut des baleines s’attaque à l’un des mystères les plus coriaces et les plus fascinants du règne animal : les bonds prodigieux qu’effectuent parfois les grands cétacés hors de l’eau. Beaucoup d’hypothèses ont été formulées à ce sujet par les biologistes du comportement, aucune n’a convaincu. L’auteur explore une piste personnelle et théorise sur ce que les baleines se tordant au-dessus de l’océan doivent à l’ennui et à l’absurde ; il invite à considé­rer leur saut comme une victoire sur l’insupportable et comme une manifestation exemplaire de la plus haute des libertés.

 

étoile Zadig

Nicolas Cavaillès, né en 1981 à Saint-Jean-sur-Veyle, réside à Berlin.
Docteur ès lettres, spécialisé en littérature française du XXe siècle, il s’est intéressé aux rapports entre écriture et philosophie à partir des manuscrits de Cioran, dont il a édité les œuvres françaises dans la Bibliothèque de la Pléiade (Gallimard, 2011). Traducteur du roumain, il est également l’auteur de plusieurs essais de critique littéraire, dont Cioran malgré lui. Écrire à l’encontre de soi (CNRS Éd., 2011), et L’Élégance et le Chaos. Correspondance de Catherine Pozzi (Non Lieu, 2011). Depuis 2013, il dirige la maison d’édition Hochroth-Paris, dédiée à la poésie.


Aux éditions du Sonneur ses deux premières parutions ont été primées : Vie de monsieur Leguat, paru en 2013, a reçu le Goncourt de la nouvelle 2014 et Pourquoi le saut des baleines le prix Gens de mer 2015, délivré lors du festival Étonnants Voyageurs de Saint-Malo.

 

Couverture Vie de Monsieur Leguat


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EN VITRINE

"Tiens ferme ta couronne" de Yannick Haenel

"Tiens ferme ta couronne" de Yannick Haenel

« […] Tandis que toutes les civilisations étaient fondées sur l’idée de garder le feu, notre civilisation est celle de l’extinction : elle a horreur que ça brûle et s’est arrangée pour que le feu meure – pour que nous vivions au milieu de cendres. »

Lettre d'infos

Régulièrement, la lettre d'informations dresse un panorama des activités de la librairie et des nouveautés.

La librairie

Librairie française
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10115 Berlin-Mitte

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Le lundi de 14 à 19 heures,
du mardi au vendredi de 11 à 19 heures
et le samedi de 11 à 18 heures

Zadig

ALBUMS PHOTO

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