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IDÉES CADEAUX / Beaux-livres

Les Années Weimar une culture décapitée

Les Années Weimar une culture décapitée

de John Willett
Thames & Hudson, 2011
26,00 €

Présentation de l'éditeur
Époque charnière marquée par une effervescence intellectuelle, culturelle et sociale inédite, les années Weimar, du nom de la première République allemande fondée en 1919, engendrèrent une culture nouvelle née des racines mêmes du mouvement moderne. Des films de Pabst et de Fritz Lang aux créations théâtrales de Brecht et Kurt Weil en passant par l’enseignement du Bauhaus, le ballet triadique d’Oskar Schlemmer ou les photomontages de John Heartfield, les nombreuses créations politiquement engagées qui virent le jour au cours de ces années Weimar se heurtèrent sans cesse, avec la plus grande violence, à l’hostilité féroce des conservateurs, jusqu’au coup brutal et fatal que fut en 1933 l’accession au pouvoir d’Hitler.

Les nombreux dessins, collages, photographies, peintures, livres et photogrammes de films sont ici donnés à voir d’une manière éminemment originale : reprenant les principes dynamiques d’un montage cinématographique, l’agencement des illustrations traduit parfaitement la vivacité de cet extraordinaire bouillon de culture que fut l’Allemagne de 1918 à 1933. Textes et images dressent ainsi le portrait original d’une époque parmi les plus riches de l’histoire de l’art du XXe siècle.

Mon dico illustré

Mon dico illustré

de Siné
Hoëbeke, 2011
28,00 €

Présentation de l'éditeur
Voici réuni un choix non exhaustif des idées et des points de vue exprimés par Siné dans Charlie Hebdo sous le titre « Siné sème sa zone » de 1993 jusqu’en 2008, date de son éviction pour « propos incorrects » à l’encontre de Jean Sarkozy, et dans Siné Hebdo depuis. Siné a organisé ses textes pour constituer un dictionnaire iconoclaste qui, de A comme Abstention à Z comme Zidane, regroupe les protestations écrites et graphiques d’un maître de la satire. Utopiste, anarchiste de l’espèce la plus virulente, Siné exècre le fanatisme, la guerre, les curés, les flics, le sport, les corridas, les collants, le Coca-Cola… La liste est longue, aussi longue qu’il y a de motifs à se révolter, c’est peu dire. Pour autant, ce dico illustré livre aussi ses témoignages sensibles et émouvants sur des amis proches, Leonor Fini, Jean Genet, Jacques Prévert, et des musiciens de jazz, Ray Charles, Billie Holiday, Lester Young, et confirme une véritable tendresse pour les chats. Bien entendu il soutient également sans condition la gaudriole, le vin, la cigarette, et tout ce qui est défendu par tous les messies, prophètes, gourous et autres imposteurs. Largement de quoi composer un dictionnaire. Le témoignage d’un artiste « contre », jamais « en phase » et encore moins « de connivence » avec le pouvoir quel qu’il soit, d’un sage à sa façon, fidèle à son envie de cogner au nom d’une certaine idée de la justice et de l’humanité et de garder envers et contre tout l’espoir chevillé au corps.

La Jetée - Ciné-roman

La Jetée - Ciné-roman

de Chris Marker
Éditions de L'éclat, 2008
38,00 €

Présentation de l'éditeur
« Ceci est l’histoire d’un homme marqué par une image d’enfance. La scène qui le troubla par sa violence, et dont il ne devait comprendre que beaucoup plus tard la signification, eut lieu sur la grande jetée d’Orly, quelques années avant le début de la Troisième Guerre mondiale. ... Rien ne distingue les souvenirs des autres moments : ce n’est que plus tard qu’ils se font reconnaître, à leurs cicatrices. Ce visage qui devait être la seule image du temps de paix à traverser le temps de guerre, il se demanda longtemps s’il l’avait vraiment vu, ou s’il avait créé ce moment de douceur pour étayer le moment de folie qui allait venir... »

Ainsi commence le ciné-roman de Chris Marker, apparu sur quelques écrans noir et blanc en 1962 (puis couronné du Prix Jean Vigo en 1963), et qui marqua durablement les rétines innocentes de quelques yeux ouverts, au point de devenir, 45 ans plus tard, un livre de papier et d’encre.

Chris Marker est cinéaste et il aime les chats et la vodka au piment (mais surtout les chats...). On raconte que dans d’autres vies (ou la même) il a été d’autres choses comme éditeur, écrivain, résistant...

La version imprimée de La Jetée est, à mon avis, d’une étonnante beauté. Elle apporte une pleine fraîcheur à la version film et témoigne d’une maniére nouvelle d’utiliser les photos dans leur relation avec des évéments dramatiques. Ce n’est pas un livre de cinéma, mais un livre à part entiére, le véritable photo-roman qui était annoncé dans le générique. Chris Marker

Ce film étrange et poétique, parfaite fusion de science-fiction, de fable psychologique et de photo-montage, crée à sa maniére une série d’images bizarres des paysages intérieurs du Temps… En inventant ses propres conventions à partir d’une cicatrice, il réussit triomphalement, là où la science-fiction faillit immanquablement. J. G. Ballard

 

Mythologies - Edition illustrée

Mythologies - Edition illustrée

de Roland Barthes
Seuil, 2010
44,00 €

Présentation de l'éditeur
" Le propre des Mythologies, c'est de prendre systématiquement en bloc une sorte de monstre que j'ai appelé la "petite-bourgeoisie" (quitte à en faire un mythe) et de taper inlassablement sur ce bloc ". Roland Barthes
Ce texte, agrémenté d'environ 120 illustrations, donne à voir l'univers de Barthes, le texte caché en quelque sorte, pour un résultat surprenant, fort et parfois drôle. 

Femmes photographes - Emancipation et performance (1850-1940)

Femmes photographes - Emancipation et performance (1850-1940)

de Federica Muzzarelli
Hazan, 2009

Présentation de l'éditeur
Les femmes et la photographie : deux univers contrariés et maintenus en marge de l’empirée artistique du XIXe siècle !

Cet ouvrage raconte comment ces deux univers ont fait alliance, dans une symbiose incroyablement fertile. Les femmes ont alors fait preuve d’une capacité à affronter instinctivement, dans des conditions historiques données, certains refoulements culturels et sociaux caractéristiques du monde occidentalisé. A commencer par ceux du corps et du geste. Ainsi, à la même période où débutait le lent processus d’acceptation du corporel dans la sphère culturelle occidentale, de façon curieusement analogue, les femmes artistes s’en faisaient courageusement les interprètes – bien qu’au prix de nombreuses difficultés – car elles-mêmes avaient subi depuis des siècles le même phénomène de « relégation » des activités intellectuelles et artistiques. Cette poétique commune de récupération de la corporéité et de l’action, que certaines artistes parvinrent à interpréter de façon originale, anticipait le climat de recherche de la performance et de l’identité des années 1970, Douze artistes différentes, étudiées dans cet ouvrage, témoignent de cet engagement et de cette réalisation par la photographie : Alice Austen, Gertrude Arndt, Virginia Oldoini (Comtesse de Castiglione), Hannah Cullwick, Anne Brigman, Claude Cahun, Julia Margaret Cameron, Clementina Hawarden, Hannah Höch, Tina Modotti, Leni Riefenstahl et Madame Yevonde. Certaines ont été des artistes d’une façon assez ab-norme, et l’étiquette leur est appliquée de façon très élastique. D’autres, en revanche, ont pratiqué simultanément d’autres moyens d’expression. Mais, pour toutes, la photographie a été une occasion d’exhibitionnisme narcissique, de voyeurisme fétichiste, de travestissement identitaire, de recherche et de témoignage de leur propre identité sexuelle, de fragmentation et de reconstruction imaginaire du réel, de praxis et d’exaltation de la politique et de l’idéologie. En d’autres termes, la photographie a été vécue par elles comme possibilité de récits du corps et de l’action. Les raisons de cette relation dangereuse (femmes-photographie-corps-action) sont celles d’une véritable affinité élective, au point que la photographie, pour de nombreuses femmes, en Amérique singulièrement, a représenté dès la fin du XIXe siècle le territoire de leur émancipation sociale et économique.

Des Maisons sur le sable

Des Maisons sur le sable

de Nitza Metzger-Szmuk
Editions de l'Eclat, 2004

Topor, dessins paniques

Topor, dessins paniques

de Fabienne Keller, Robert Grossmann et Fabrice Hergott
Hazan, 2004
35,00 €

Présentation de l'éditeur
Artiste complet, dessinateur, écrivain, créateur du groupe « Panique », collaborateur de la revue Hara-Kiri, décorateur, metteur en scène de théâtre et de cinéma, réalisateur de télévision avec la légendaire série d'émissions « Téléchat » ou « Merci Bernard », Roland Topor (1938-1997) est l'un des esprits les plus aigus de la fin du XXe siècle. Première exposition en France, cette publication privilégiera son oeuvre dessinée, qui constitue l'un des aspects les plus aboutis de cette oeuvre polymorphe. Par leur froide et tranquille cruauté, ils évoquent l'esprit d'un Kubin ou du dernier Goya.

70' La Photographie américaine

70' La Photographie américaine

de Anne Biroleau
BNF, 2008
53,00 €

Présentation de l'éditeur
En 1971, la Bibliothèque nationale présenta une exposition consacrée à de jeunes Américains alors peu connus.

Loin du pictorialisme, à distance du pur document, ces photographes ne rompaient pourtant pas avec la riche tradition qu’incarnaient Walker Evans, Harry Callahan ou Aaron Siskind.
Le portrait (Diane Arbus), le paysage (Paul Caponigro, Lewis Baltz), les expérimentations photographiques (Duane Michals ou Les Krims) font écho aux scènes de rue de Garry Winogrand, William Klein, aux héros marginaux de Larry Clark, à l’humour décalé de Bill Owens. L’ensemble offre la part belle à l’onirisme et au fantasme. Cette nouvelle exposition et son catalogue mettent en évidence l’audace et la vigueur des formes. Elle entend montrer la confondante liberté qui, à cette époque, balaya les stéréotypes et exerce encore son emprise sur la conception postmoderne de la photographie.

Cet ouvrage est publié à l’occasion de l’exposition « Seventies. Le choc de la photographie américaine », organisée par la Bibliothèque nationale de France et présentée sur le site Richelieu, dans la Galerie de photographie, du 29 octobre 2008 au 25 janvier 2009.

Femmes artistes - Artistes femmes

Femmes artistes - Artistes femmes

de Catherine Gonnard et Élisabeth Lebovici
Hazan, 2007
49,00 €

Présentation de l'éditeur
Le Vingtième siècle est celui où les femmes prennent leur place dans l'histoire de l'art. C'est à Paris que cette histoire commence. Paris, surtout durant la première moitié du siècle, est, en effet pour ces femmes artistes (qu’elles soient nées en France ou viennent du Nord de l’Europe, de Russie ou d’Amérique) un carrefour : un terre d'exil pour les unes, l'occasion d'un nouveau départ pour les autres. C'est ainsi à Paris que se cristallise la notion de « femme artiste », dans le champ de la peinture et de la sculpture, qui s'élargit bientôt à la photographie, puis à l'installation, la vidéo, la performance, etc. Siècle de lutte, d'émancipation, d'indépendance, de création, de revendication, le XXème siècle est ainsi, pour les femmes, un siècle d'art. S'il existe des ouvrages sur l'histoire des luttes politiques et sociales des femmes, il n'y a pas encore, en français, de livre qui soit spécifiquement consacré aux femmes artistes en France durant le XXème siècle.

Les histoires générales de l’art de ce siècle intègrent timidement les femmes et les ouvrages, souvent militants, qui traitent de l’art au féminin restent fixés à quelques personnalités remarquables. Le propos est à la fois chronologique et thématique. Il s’agit d’abord, et ce sera peut-être le plus grand étonnement pour les lecteurs, d'offrir un panorama complet des productions et des artistes, regroupant les plus connues (de Sonia Delaunay à Sophie Tauber, de Meret Oppenheim à Germaine Richier, d'Aurélie Nemours à Vieira da Silva, d'Annette Messager à Sophie Calle) et les oubliées, celles qui sont déjà « revenues » sur la scène artistique comme Claude Cahun, celles que cet ouvrage permettra de connaître comme Marlow Moss. Chaque chapitre ou partie permettra également de faire apparaître et travailler certaines polémiques (la notion de réseau, la place de l’art dans les pratiques d’émancipation, la modernité, la photographie comme montage, le travail sur le genre et l’identité, etc.). Ces problématiques, bien sûr, n'intéressent pas seulement l'histoire des femmes, mais l'esthétique en général. Il est fascinant de considérer, par exemple, comment les femmes se situent dans cette polarité complexe de la « modernité » et du « classicisme », avec les enjeux politiques qu'elle recoupe. Ou comment l'émergence de « nouveaux genres » d'images est portée par les femmes. Un important appareil de biographies, de citations et d’interviews réalisés par les auteurs, vient compléter cet ouvrage à mi-chemin du document historique de l’histoire culturelle et de l’histoire de l'art.

Daumier et la caricature

Daumier et la caricature

de Ségolène Le Men
Citadelles, 2008
75,00 €

Présentation de l'éditeur
« Ce gaillard-là a du Michel-Ange sous la peau ! » se serait exclamé Balzac à propos de Daumier. Peintre reconnu tardivement et sculpteur admiré de Rodin, Daumier (1808-1879) fut avant tout un lithographe hors pair qui éleva la caricature au rang d’art.
Grand reporter qui traite de la vie politique et des
faits de société à partir du quotidien, sa vie a peu d’histoire : Parisien d’adoption, il l’a passée à dessiner, il l’a vécue au rythme de la presse satirique, jusqu’à encourir une peine de prison pour sa caricature Gargantua. C’est dans son œuvre qu’il faut la chercher, là qu’il se raconte avec discrétion, au détour d’images inattendues ou à travers ses cibles, depuis Adolphe Thiers, son continuel adversaire, jusqu’à Victor Hugo qu’il admire. C’est de là qu’il a défendu ses convictions républicaines, mené avec véhémence par le crayon le combat de la dérision, défendu la liberté d’expression. Observateur de ses contemporains, il a scruté les physionomies, déchiffré les expressions, interrogé les postures modernes, il s’est fait le témoin de nouvelles civilités, a restitué les sensations corporelles, que ce soit celles de l’éternuement, de l’éblouissement, de l’ivresse ou du vertige… C’est de là enfin qu’il a fait sourire et rire, jusqu’aux larmes, ses lecteurs, explorant toutes les facettes du comique, et que, l’actualité passée, il reste toujours drôle et vrai. En recourant à la caricature, un art qui existait depuis la Renaissance, Daumier reste l’inventeur d’un métier, celui de dessinateur de presse au moment où cette dernière, dans la France du XIXe siècle devient un véritable « quatrième pouvoir ». Publié à l’occasion du bicentenaire de sa naissance, ce livre aborde tous les aspects de la carrière et du travail de ce journaliste du crayon dont se réclament aujourd’hui Plantu, Wolinski et bien d’autres caricaturistes.

Chronique d'un monde disparu

Chronique d'un monde disparu

de Boris Martin - Hélène Lorrain
Seuil, 2008
45,00 €

Présentation de l'éditeur C’est une histoire du monde d’avant. Avant les avions, le tourisme de masse, les guerres qui allaient déchirer la planète, avant la mondialisation, le choc des civilisations… C’était la Belle Époque, bercée par la croyance dans le Progrès et la paix retrouvée, fêtée par les Expositions universelles, rythmée par les découvertes qui inventeraient un monde nouveau, portée par un internationalisme qui repoussait les frontières. En ce temps-là, les hommes croyaient encore à leurs rêves.

Un beau jour d’avril 1905, Waldemar Abegg embarque dans un port d’Allemagne. À 33 ans, ce fils de bonne famille étouffe entre les limites confortables de son milieu et de l’empire de Prusse. Il a soif de découvrir le monde qui s’ébat au-delà. Bardé d’appareils photographiques, il part à la rencontre de cette Amérique où les gratte-ciel de New York et les « cow-boys » du Far West forment l’avant-garde d’un pays-continent en marche. Après le Nouveau Monde et une escale aux Îles Hawaï, il parcourt l’Extrême-Orient, du Japon au Sri Lanka. De ce périple d’un an et demi, il rapportera des photographies, d’un temps où les artistes colorisaient les clichés noirs et blanc pour redonner au monde ses vraies couleurs. Homme du XIXe siècle, à la charnière du XXe siècle, Waldemar est tout à la fois un vestige et un éclaireur. Par son témoignage, il pointe du doigt les évolutions qui vont se faire jour. Par ses photographies, il illumine ce que l’historien Eric J. Hobsbawm appelle cette « zone crépusculaire entre l’histoire et la mémoire ». C’est là toute la force de ce « récit par l’image » que nous offre à plus d’un siècle de distance ce jeune fonctionnaire allemand, ignorant qu'il photographie déjà « Le monde d’hier » quelques années avant qu'il ne disparaisse.

Boris Martin Né en 1873 dans une famille de la bourgeoisie berlinoise, Waldemar Abegg attrapa très jeune le virus du voyage et de la photographie. Au retour de son tour du monde, en 1906, il fondera une famille et deviendra conseiller du gouvernement. Il verra l'avènement du nazisme avec horreur, renonçant même à sa nationalité allemande après la guerre. Il voyagera jusqu'à la fin de sa vie et s'éteindra à Hambourg, à l'âge de 88 ans. Boris Martin, après avoir suivi des études de droit, s’est engagé parallèlement dans la recherche universitaire, l’écriture et l’action humanitaire. Il est rédacteur en chef de la revue Humanitaire, et l’auteur de plusieurs ouvrages, dont C’est de Chine que je t’écris…, paru au Seuil en 2004.

Allemagne, les années noires

Allemagne, les années noires

de Bertrand Lorquin, Annette Vogel et Hans Wilderotter
Gallimard 2007
39,00 €

Présentation de l'éditeur
Après la défaite de l'Allemagne en 1918, il est manifeste que le nihilisme propre à l'immédiat après-guerre va trouver une expression sans équivalent dans ce pays. Pourtant, l'expérience de l'horreur de la guerre fut la même pour les deux nations. Est-ce la défaite engendrant une terrible instabilité politique et économique qui fit la différence ? Ce sont bien les événements qui donnèrent naissance en Allemagne au courant figuratif désigné sous le nom de Nouvelle Objectivité.

Cet art encore mal connu aujourd'hui à Paris reste toujours à découvrir. C'est l'objet de l'exposition Allemagne, les années noires présentée au musée Maillol. Rapellons pour l'anecdote que le comte Harry Kessler qui fut à la fois mécène de Maillol et son mentor en Allemagne s'intéressa avec la même passion aux courants avant-gardistes de son pays. Il sauva ainsi d'une mort certaine le peintre George Grosz sur le point d'être appelé une seconde fois sous les drapeaux en 1917 alors que sa santé mentale arrivait à son point de rupture. C'est aussi à la mémoire de ce grand Allemand que s'adresse cette exposition. Dina Vierny



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EN VITRINE

"Essence" de Fred Bernard & Benjamin Flao

"Essence" de Fred Bernard & Benjamin Flao

Achille, un jerrican à la main, déambule dans un dédale de couloirs dans un bâtiment immense, étrange… Enfin, il trouve une ouverture. Ébloui par le soleil, il se dirige vers une Ford Mustang blanche. À côté, une belle femme brune l’attend. Ils vont pouvoir repartir. La femme lui demande de reprendre le cours de ses souvenirs alors qu’ils roulent dans un paysage désertique. Se souvient-il de ce qu’il lui est arrivé avant de se retrouver ici, avec elle ? Achille a mal à la nuque et voit un étang gelé dans la brume, une Porsche 911 jaune en plein milieu, à moitié immergée. Un homme semble être à l’intérieur… Mais ça ne peut être lui, il n’a jamais eu de Porsche… Et puis qu’est-ce qu’il fait là, dans cette voiture, avec elle, alors qu’il ne l’a jamais vue et ne connaît même pas son nom ? Alors, elle lui révèle la vérité : il est au « paradis » (plutôt le purgatoire, ou la purge) des pilotes, et elle est son ange gardien. Pour en sortir, il va falloir comprendre comment il est mort pour trouver la paix… (Futuropolis, 01/2018)

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