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« Décris-Ravage » d’Adeline Rosenstein et Baladi

« Décris-Ravage » d’Adeline Rosenstein et Baladi


Nous avons le plaisir de vous présenter
à l’occasion des 15 ans de la librairie

  « Décris-Ravage »
(éditions Atrabile, parution en librairie le 20 octobre 2018)

d’Adeline Rosenstein et Baladi


Une dédicace-présentation d'Alex Baladi


le samedi 20 octobre 2018 à 19 h à la librairie


(sur réservation)

 

Troisième volume d’une série au long cours (six volumes prévus) qui explore de façon inédite les relations Occident-Moyen-Orient, Décris-Ravage est à la base une pièce de théâtre de la mouvance « théâtre documentaire », écrite et mise en scène par Adeline Rosenstein. Mais elle est devenue, avec la complicité de Baladi, une bande dessinée à nulle autre pareille.

Dans la forme, la gageure restait de mettre en dessins une pièce de théâtre sans images ; dans le fond, il s’agissait de comprendre « comment on est arrivé là », en se basant sur divers témoignages, mais aussi des œuvres littéraires et un vrai travail de recherche historique.

Dans ce troisième volume sont abordées, entre autres choses, la guerre de Crimée, la cartographie des territoires, les premières photographies de la Palestine, la construction du fameux « mur », et celle d’un kibboutz, à travers les témoignages de ses fondateurs.

Riche, complexe et stimulant, Décris-Ravage aborde la question de la Palestine sans manichéisme ni ornières.

Bien plus qu’une simple œuvre militante, Décris-Ravage est aussi un objet artistique passionnant et nécessaire.

 

étoile ZADIG

 

Adeline Rosenstein, d’origine allemande, a grandi à Genève, étudié à Jérusalem et Berlin, et travaillé entre Buenos Aires, Berlin et Bruxelles. Elle s’intéresse et se forme au jeu d’acteur et à la mise en scène tout en étudiant parallèlement l’histoire des religions et la sociologie. À l’image de Décris-Ravage, qu’elle a écrit et mis en scène, Adeline Rosenstein développe depuis plusieurs années une forme de théâtre documentaire.

 

Alex Baladi, résidant à Berlin, est un vieux compagnon de route des éditions Atrabile, ainsi qu’un des piliers de la scène « indé » genevoise et, plus largement, francophone. Sa bibliographie impressionnante l’a également mené chez des éditeurs comme Delcourt, L’Association ou The Hoochie Coochie.

 

Atrabile est une maison d’édition de bande dessinée fondée à Genève en 1997 par Maxime Pégatoquet, Daniel Pellegrino et Benoît Chevallier. Grâce à leurs relations dans le milieu artistique local, le premier numéro de leur revue Bile Noire accueille des artistes tels que Frederik Peeters, Tom Tirabosco et Ibn Al Rabin qui permettent à Atrabile de se faire progressivement connaître. Ils deviennent ensuite une maison d’édition à part entière, publiant Peeters et Tirabosco tout d’abord, puis en 2000 Jason, leur premier auteur étranger, suivi de Baladi et Pierre Wazem à partir de 2001, ou encore Manuele Fior.

 

Entrée : 4 €/tarif réduit 3 €

(Sur réservation)

« Lèvres de pierre » de Nancy Huston

« Lèvres de pierre » de Nancy Huston


Nous avons le plaisir de vous présenter
à l'occasion des 15 ans de la librairie ZADIG

 

« Lèvres de pierre »
(Actes Sud, parution en librairie le 22 août 2018)

une lecture-présentation de Nancy Huston

le vendredi 24 août 2018 à 19h à la librairie

(sur réservation)

 

Comment et pourquoi Nancy Huston écrit-elle aujourd’hui le récit de ses années de formation en miroir de celles d’un Cambodgien de la génération de son père, venu comme elle à Paris, y étant entré en politique mais aussi en écriture avant de devenir Pol Pot, l’un des pires dictateurs du XXe siècle ? Ce livre de lucidité et d’intuitions mêlées, qui fait suite à Bad Girl, laisse au lecteur le troublant sentiment de se tenir au plus près du pouvoir des hasards qui façonnent les chemins de la création et de la destruction, les pages sanglantes de la fiction comme celles de l’histoire.

 

Le Cambodge, je n’y suis allée qu’une fois, début 2008. J’y avais tenu un journal… Au long des années qui ont suivi ce voyage, je ne savais que faire de mon sentiment presque absurde, et pourtant persistant, que le Cambodge me concernait. Par-delà les décennies et les continents, le « Kampuchéa démocratique » des Khmers rouges insistait, me sollicitait, m’assurait que je n’étais pas étrangère à cette histoire, et m’exhortait à l’approcher par l’écriture. Mais par quel bout prendre un thème aussi désespérément « exotique » ? Qu’avais-je à dire, moi, Blanche et bobo, citoyenne de deux grandes puissances occidentales, au sujet de ce petit pays si violemment étranger à l’autre bout du monde ? Comment me l’approprier par l’écriture, sans me sentir dans l’imposture en permanence ? Après de longs mois de changements de cap formel (roman ? essai ? récit ?) et des glissements de terrain m’ayant amenée plusieurs fois au bord du renoncement – autant d’avatars de la résistance (car, je le sais bien, un blocage qui semble lié aux aspects formels du travail reflète presque toujours la peur de toucher à certaines matières intimes et inflammables qui pourraient vous exploser à la figure…) –, j’ai repris pour la énième fois mon journal de 2008 : « 14 janvier. Les sourires du roi Jayavarman à Boyan épousent les sillons des balustres de pierre, sa tête est partout intégrée aux épaisses colonnes sombres – sur chacune de leurs côtés – il nous regarde d’en haut en souriant, face et profil, Big Brother du XIIe siècle… Lèvres de pierre, lèvres de pierre, sourire radieux mais absent, bienveillant mais vide : omniprésent, de même, sur les statues du Bouddha et toutes les photos de Pol Pot… » Soudain j’ai frémi. Je venais de tomber sur le seul Cambodgien en qui j’arriverais peut-être à me projeter : Pol Pot. Idée folle et pourtant la seule possible. Non pas Pol Pot chef d’État, mais l’enfant, l’adolescent et le jeune homme, qui s’appelait encore Saloth Sâr. Il se trouve que j’ai un pseudonyme moi aussi : Dorrit. Seulement, à l’inverse du dictateur cambodgien, je ne l’utilise que dans mes textes autobiographiques. Il n’était pas impossible que, malgré leurs dissemblances flagrantes, nos trajectoires s’éclairent l’une l’autre.

Nancy Huston

 

étoile ZADIG

 

Photo Nancy Huston - Adine Sagalyn
Photo Nancy Huston © Adeline Sagalyn

 

Née à Calgary, au Canada, Nancy Huston est l’auteur de nombreux romans et essais publiés chez Actes Sud et chez Leméac, parmi lesquels Instruments des ténèbres (1996 ; prix Goncourt des lycéens et prix du Livre Inter), L’Empreinte de l’ange (1998 ; grand prix des Lectrices de Elle), Lignes de faille (2006 ; prix Femina), Reflets dans un œil d’homme (2012), Danse noire (2013) et Bad Girl (2014).

 

Entrée : 4 €/tarif réduit 3 €

(Sur réservation)

« Demi-tour » d'Hélène Lenoir

« Demi-tour » d'Hélène Lenoir


Nous avons le plaisir de vous présenter

 « Demi-tour »
(éditions Grasset, 2017)

une lecture-présentation d'Hélène Lenoir

le samedi 26 mai à 19 h à la librairie (sur réservation)

 

Une femme qu’il faut juste accueillir dans un appartement loué pour un mois, un petit groupe de réfugiés croisé sur une route de campagne près de la frontière, un vieil homme et sa jeune visiteuse riant doucement un soir d’été sur un balcon voisin, un couple de clients pas comme les autres… ils ne font que passer. Leur charme souvent inquiétant attire, blesse, séduit et déjà ils repartent, emportant leur mystère. La plupart sans se retourner. Mais ceux qui restent sentent tôt ou tard que leur bouleversante apparition les a fait pivoter sur eux-mêmes, les orientant vers un cap jusqu’alors insoupçonné ou tout simplement ignoré.

Troisième recueil de nouvelles de l'écrivain, Demi-tour est constitué de sept nouvelles dans lequel elle rompt avec le thème de la famille, son terrain d'exploration favori. Chacune de ces nouvelles décrit un moment important qui, sur un laps de temps très court, va amener le personnage à reconsidérer sa vie...

 

étoile ZADIG

 


Portrait Hélène Lenoir
Portrait Hélène Lenoir ® JFPAGA

 

Hélène Lenoir est née en 1955 à Neuilly-sur-Seine et installée en Allemagne depuis 1980. Elle vit actuellement près de Francfort-sur-le-Main où elle poursuit ses activités d'écrivain et enseigne désormais l'allemand langue étrangère. De 1994 à 2013 elle a fait paraître huit romans et deux recueils de nouvelles aux éditions de Minuit. En 2015 elle publie un nouveau roman au titre sobre, Tilleul, aux éditions Grasset, puis en 2017 le nouveau recueil de nouvelles Demi-tour, renouant avec la veine de ses débuts, dans la collection littéraire de Martine Saada.

 

Entrée : 4 €/tarif réduit 3 €

(Sur réservation)

« Destination » de Franck Magloire

« Destination » de Franck Magloire

Nous avons le plaisir de vous présenter

« Destination »
(Éditions du Soupirail, 2017)

de et par Franck Magloire

Une lecture-présentation le samedi 21 avril 2018 à 19 h à la librairie
(sur réservation)

 

Seize tableaux qui défilent et s’enchâssent comme des tranches de mémoire. Un récit romanesque des quarante dernières années, marquées par la disparition du monde ouvrier, les tumultes politiques et l’avènement de la société de consommation.

Des ciels d’orage. Miloud le grand-père algérien et la pudeur de ses origines, le doux murmure des histoires de la grand-mère en patois, Maria et sa générosité dans les barres de HLM, Coco, Jojo, la Fouine et les autres, piliers de comptoir aux regards désabusés, les traits creusés des métallurgistes, et la jeune génération inquiète, éprise de liberté et rêvant l’avenir.

Pour tout bagage, l’enfance et l’imaginaire, la douceur d’une promenade avec Claude Simon, et la langue comme terreau inépuisable. Renaître.

 

​En général, j'observe une réserve, souhaite ne rien ajouter aux bruits du monde, mais il me semble que les temps actuels convoquent leur cohorte d’orages, qu’il plane sur nos enfances comme une ombre urgente. Franck Magloire

 

étoile ZADIG

 

Portrait Franck Magloire
Portrait Franck Magloire - DR


Né en Normandie en 1970, Franck Magloire est l’auteur de plusieurs romans, dont Ouvrière (Points Seuil, 2012 – Prix littéraire de la ville de Caen, 2003), En Contrebas (L’Aube, 2007) et Présents (Éditions du Seuil, 2012). Auteur exigeant, il mêle intimement une langue très travaillée aux thèmes sociétaux contemporains. Il vit actuellement dans le Calvados où il se consacre à l’écriture.

 

Entrée : 4 €/tarif réduit 3 €

(Sur réservation)

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EN VITRINE

Au détour vrai des pages...

Au détour vrai des pages...

Requiem allemand de Werner Lambersy, 2015.

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